On appelle ça la co-lo-ca-tion.
Bien sûr, j'ai déjà vécu en colocation. Il y avait Francis, le SDF de mon placard. Et mon sanibroyeur. Un "ménage à trois" you know. Héhéhé.
Je les ai quittés parce que je vais à Sciences Po. Donc il me fallait un truc avec des moulures une cheminée des balcons en fer forgé des meubles en bois précieux des coiffeuses des lustres chargés comme il faut des hauts plafonds pour m'aider à penser des murs blancs pour mes toiles du parquet sur lequel traînent quelques vinyles savamment éparpillés et des clopes.
Dans mon dressing - pardon, dans ma coiffeuse - des fringues à 6,5 SMIC cachent mal le Moleskine que je remplis au Café de Flore parce que quand j'y vais je me sens comme Sartre et Simone de Beauvoir réunis.
Tout va bien, me direz-vous.
Eh bien non, rien ne va.
Rien ne va parce que j'ai abandonné le SDF de mon placard, et ce sans même pouvoir lui dire au revoir.
En fait, j'avais préparé un dernier apéro piquette-chips, en dépit de mon ascension sociale toute récente. Parce que faut jamais oublier d'où on vient tsé. J'ai frappé à la porte de son placard (les pauvres aussi ont droit à une certaine intimité). Pas de réponse. Prise de panique, j'ouvre. Et là...
Personne. Rien. Pas même de bouteilles vides.
Je sais ce que vous pensez. Je sais ce que vous pensez parce que je pense la même chose. C'est difficile à admettre pour moi, vous savez, parce qu'en dépit de mon ascension sociale, je suis encore fragile.
C'est difficile à admettre, parce que j'en étais certaine. Certaine d'avoir réussi à apprivoiser mon sanibroyeur. Mais voilà, il a fallu se rendre à l'évidence :
MON SANIBROYEUR A DEVORE LE SDF DE MON PLACARD.
Evidemment, je me suis rendue au commissariat... où évidemment, ils se sont tous marrés genre LOL un clodo qui disparaît. Je me suis énervée :
Mimime en deuil : Vous vous en foutez parce que c'est un clodo, c'est ça hein ? Vous pensez que vous valez mieux que lui ?? MAIS ALLEZ DITES-LE !
Flic : ...
Mimime en deuil : SOCIETE DE MERDE. ET MES PARENTS ME FONT CHIER TIENS AUSSI. ET MES PROFS MEME SI CE SONT DES PROFS DE SCIENCES PO ILS DONNENT TROP DE DEVOIRS.
Flic : ...
Mimime en deuil : Bref de toute évidence vous êtes con. En même temps... Vous avez fait quoi comme "études" ? BEP ? CAP ?
Flic : Euh.. J'ai eu mon bac et je suis entré à l'école nationale de police mademoiselle.. mais quel rapport ?
Mimime en deuil : Je.. Ah il faut quand même le bac ? Bon.. Je... Oui mais le bac c'est donné ! Vous avez vu la polémique sur le bac S ? Hein ? Vous lisez les journaux ? Vous savez lire ? Moi je lis beaucoup ET J'ECRIS DANS MON MOLESKINE EN TERRASSE.
Flic : ...
Mimime en deuil : ET VOUS SAVEZ QUOI BEN MOI JE VAIS A SCIENCES PO.
Flic : Euh.. Oui je sais. C'est la quatrième fois que vous le dites, mademoiselle.
Mimime en deuil : Ah bon ? Euh oui ben... Ben je le répète parce que comme vous êtes flic, vous ne devez pas être très fut fut. Je fais ça pour vous.
A ce moment là, il m'a proposé un deal qui, je dois le dire, n'était pas si bête : sois je filais, soit je restais à lui faire "perdre son temps" (c'est-à-dire à l'instruire, bref) et on me faisait douze prises de sang pour trouver du THC et me garder quelques heures de plus.
Je n'en veux pas à Francis d'être parti. Il a très mal vécu le fait que je quitte notre ménage à trois. Quant à mon sanibroyeur, j'imagine que ça l'a aussi rendu fou. Je plains sincèrement le futur locataire, car l'empreinte du crime hante désormais les moindres recoins de cet appartement. J'ai d'ailleurs laissé des douzaines de messages à l'agence pour signaler l'écart du sanibroyeur, mais ils continuent à faire la sourde oreille. Ces gens-là ne pensent qu'au fric.
La bonne nouvelle, c'est que les gens qui sont chez moi.. pardon, mes co-lo-ca-taires, vont peut-être disparaître un jour, tout comme Francis. Et à moi leurs moulures leurs glaces leurs cheminées leurs fringues color block leurs balcons bois précieux clopes vinyles héhéhéhéhéhinhinhinhin.
Mais il y a peu de chance pour que mon Moleskine les bouffe. C'était mieux avant.
mercredi 24 août 2011
dimanche 26 juin 2011
Mimime vend des chaussures
Sympa le titre non ? Ca me fait penser à la collection des Martine, cette gosse niaise qui passe sa vie à faire des choses inutiles mais visiblement assez intéressantes pour qu'on en fasse des livres. Qui sait, peut être qu'un jour quelqu'un aura ENFIN l'IDEE d'écrire des LIVRES sur MOI. N'Y VOYEZ AUCUNE SUGGESTION.
(Une biographie est la bienvenue)
(Enfin non d'ailleurs, je préfèrerais une pièce en trois actes)
(Avec des alexandrins et des rimes en "euque")
(A l'entracte piquette + chips)
(Et puis une robe en soie)
Bref. Si je réclame autant, ce n'est pas parce que je suis capricieuse égocentrique orgueilleuse sans gêne chiante et persuadée que ma vie intéresse tout le monde.
C'est parce que toute la semaine, on m'a demandé des trucs. Demandé. A moi. Des trucs. A moi. Tu vois ? Ma personne je veux dire. On m'a demandé des trucs à moi.
Des boîtes de chaussures même.
Et avec le sourire. Et pas la chaussure exposée elle est dégueulasse. Et une autre taille. Ah et ce modèle. Non soldé ? Et pour le remboursement ? Et vous ouvrez quand demain ? Vous avez une autre couleur ? Comment ça vous n'ouvrez pas le dimanche ? Comment ça vous avez aussi une vie ? Comment ça "de toute façon votre pied est difforme et pue et vous avez un gros cul" ?
Ouais.
Alors par où commencer.
J'ai souvent eu envie d'agrafer sur mon visage les étiquettes de soldes traditionnellement collées sur les boîtes de chaussures.
J'ai souvent eu envie de crever les yeux des clientes avec les talons de 12 centimètres qu'elles me réclamaient.
J'ai souvent eu envie de tomber dans l'escalier et de rester allongée là pendant qu'enfin, on s'occupe de MOI.
J'ai souvent demandé à Dieu s'il était vraiment possible d'aimer sa prochaine, lorsque celle-ci me hurle dessus parce que c'est scandaleux qu'on ne fasse pas de pointure 44. NON MADAME C EST VOUS LA SCANDALEUSE IGNOBLE CREATURE. REGARDEZ VOUS ! SALE TRAVESTI !!!!
J'ai souvent eu envie de me rouler nue parmi les boîtes de chaussures dans la réserve aussi. Hum.
Bon ok, j'ai souvent eu envie de faire l'amour dans la réserve. Mais rapidement ou même en mouvement. Petit quickie pour évacuer le stress. Avec une clope. Au calme.
Après, évidemment, ils étaient tous pédés. Et je pense qu'en étant confronté à ce qu'on appellera pudiquement la Femelle Pendant Les Soldes, Marlon Brando lui-même (MON Marlon) deviendrait pédé.
En gros, la seule chose qui m'a intéressée dans cette histoire fut de vendre le plus de boîtes possible, histoire de devenir la Stakhanov de la chaussure et d'être citée pendant les séminaires pro. "Mimime, une jeune fille inexpérimentée et pas franchement futée, a vendu vingt paires en quatorze secondes alors qu'elle se déplaçait dans le magasin à cloche pied. Il lui suffisait de regarder une cliente dans les yeux pour que celle-ci passe directement en caisse." La classe.
Mais j'ai quand même préféré arrêter là, parce que l'Ordre Du Monde veut qu'on s'occupe de moi et non le contraire.
Hum d'ailleurs j'ai un peu mal aux pieds là, quelqu'un voudrait pas.. ?
(Une biographie est la bienvenue)
(Enfin non d'ailleurs, je préfèrerais une pièce en trois actes)
(Avec des alexandrins et des rimes en "euque")
(A l'entracte piquette + chips)
(Et puis une robe en soie)
Bref. Si je réclame autant, ce n'est pas parce que je suis capricieuse égocentrique orgueilleuse sans gêne chiante et persuadée que ma vie intéresse tout le monde.
C'est parce que toute la semaine, on m'a demandé des trucs. Demandé. A moi. Des trucs. A moi. Tu vois ? Ma personne je veux dire. On m'a demandé des trucs à moi.
Des boîtes de chaussures même.
Et avec le sourire. Et pas la chaussure exposée elle est dégueulasse. Et une autre taille. Ah et ce modèle. Non soldé ? Et pour le remboursement ? Et vous ouvrez quand demain ? Vous avez une autre couleur ? Comment ça vous n'ouvrez pas le dimanche ? Comment ça vous avez aussi une vie ? Comment ça "de toute façon votre pied est difforme et pue et vous avez un gros cul" ?
Ouais.
Alors par où commencer.
J'ai souvent eu envie d'agrafer sur mon visage les étiquettes de soldes traditionnellement collées sur les boîtes de chaussures.
J'ai souvent eu envie de crever les yeux des clientes avec les talons de 12 centimètres qu'elles me réclamaient.
J'ai souvent eu envie de tomber dans l'escalier et de rester allongée là pendant qu'enfin, on s'occupe de MOI.
J'ai souvent demandé à Dieu s'il était vraiment possible d'aimer sa prochaine, lorsque celle-ci me hurle dessus parce que c'est scandaleux qu'on ne fasse pas de pointure 44. NON MADAME C EST VOUS LA SCANDALEUSE IGNOBLE CREATURE. REGARDEZ VOUS ! SALE TRAVESTI !!!!
J'ai souvent eu envie de me rouler nue parmi les boîtes de chaussures dans la réserve aussi. Hum.
Bon ok, j'ai souvent eu envie de faire l'amour dans la réserve. Mais rapidement ou même en mouvement. Petit quickie pour évacuer le stress. Avec une clope. Au calme.
Après, évidemment, ils étaient tous pédés. Et je pense qu'en étant confronté à ce qu'on appellera pudiquement la Femelle Pendant Les Soldes, Marlon Brando lui-même (MON Marlon) deviendrait pédé.
En gros, la seule chose qui m'a intéressée dans cette histoire fut de vendre le plus de boîtes possible, histoire de devenir la Stakhanov de la chaussure et d'être citée pendant les séminaires pro. "Mimime, une jeune fille inexpérimentée et pas franchement futée, a vendu vingt paires en quatorze secondes alors qu'elle se déplaçait dans le magasin à cloche pied. Il lui suffisait de regarder une cliente dans les yeux pour que celle-ci passe directement en caisse." La classe.
Mais j'ai quand même préféré arrêter là, parce que l'Ordre Du Monde veut qu'on s'occupe de moi et non le contraire.
Hum d'ailleurs j'ai un peu mal aux pieds là, quelqu'un voudrait pas.. ?
samedi 11 juin 2011
T'es compliquée.
Après "t'as changé", pleins feux sur une autre remarque insignifiante, mi-compliment mi-reproche.
"T'es compliquée", ça peut vouloir dire que tu es une chieuse, que tu es très intelligente, ou encore que tu es en train de penser tout haut.
"Je voudrais commander un carpaccio sauf que j'en ai déjà mangé à midi, et puis il faut que je pense à équilibrer mon rapport oméga 6/oméga 3 oui mais j'ai aussi ma carence en fer et bon en même temps il est pas très cher ce carpaccio."
"T'es compliquée."
"Cette robe est jolie mais ce n'est pas de la vraie soie en même temps j'adore les matières synthétiques cela dit ça ne plairait pas à ma belle-mère mais bon je compte larguer mon mec bientôt enfin quoique il m'offre plein de cadeaux."
"T'es gentil en même temps je n'aime pas tes lobes d'oreille par contre tes coudes ne sont pas mal cependant je ne sais pas si nos enfants seraient beaux cela dit je ne suis pas insensible à ton charme mais je n'arrive pas à interpréter tes textos."
"T'es compliquée."
Inutile de préciser que ça m'arrive régulièrement.
Cela dit, "t'es compliquée", c'est toujours mieux que "t'es simple" quand on sait qu'en réalité beaucoup ont un (mauvais ?) goût immodéré pour la (mauvaise ?) tragédie. Peut être parce que ça donne l'impression de vivre dans un film de notre cher (mauvais ?) Christophe Honoré.
"ELLE A L'AIR INVIVABLE... TU ME LA PRESENTES ??", c'est à peu près ce que signifient les regards de mes amis mâles lorsque j'évoque une fille qui a des troubles alimentaires/plusieurs mecs à la fois/qui ne vient jamais aux rendez-vous.
Résultat, même si vous êtes parfaitement équilibrée, il est préférable d'avoir l'air un peu instable/tarée/fragile. Il faudrait donc faire semblant d'être anorexique, de recevoir des appels de plein de types, et de prendre l'habitude de ne plus venir aux rendez-vous même si vous n'avez rien d'autre à faire de votre journée.
Sauf qu'on se prend au jeu, vous savez... Et c'est ainsi qu'on finit obèse, nymphomane et associable, avant de sombrer dans l'alcoolisme et de vivre volets fermés entourée de chats.. passant ainsi du statut d'égérie des films de Christophe Honoré à celui de euh fille qui prend beaucoup de Valium.
Ca se complique, hein ?
"T'es compliquée", ça peut vouloir dire que tu es une chieuse, que tu es très intelligente, ou encore que tu es en train de penser tout haut.
"Je voudrais commander un carpaccio sauf que j'en ai déjà mangé à midi, et puis il faut que je pense à équilibrer mon rapport oméga 6/oméga 3 oui mais j'ai aussi ma carence en fer et bon en même temps il est pas très cher ce carpaccio."
"T'es compliquée."
"Cette robe est jolie mais ce n'est pas de la vraie soie en même temps j'adore les matières synthétiques cela dit ça ne plairait pas à ma belle-mère mais bon je compte larguer mon mec bientôt enfin quoique il m'offre plein de cadeaux."
"T'es gentil en même temps je n'aime pas tes lobes d'oreille par contre tes coudes ne sont pas mal cependant je ne sais pas si nos enfants seraient beaux cela dit je ne suis pas insensible à ton charme mais je n'arrive pas à interpréter tes textos."
"T'es compliquée."
Inutile de préciser que ça m'arrive régulièrement.
Cela dit, "t'es compliquée", c'est toujours mieux que "t'es simple" quand on sait qu'en réalité beaucoup ont un (mauvais ?) goût immodéré pour la (mauvaise ?) tragédie. Peut être parce que ça donne l'impression de vivre dans un film de notre cher (mauvais ?) Christophe Honoré.
"ELLE A L'AIR INVIVABLE... TU ME LA PRESENTES ??", c'est à peu près ce que signifient les regards de mes amis mâles lorsque j'évoque une fille qui a des troubles alimentaires/plusieurs mecs à la fois/qui ne vient jamais aux rendez-vous.
Résultat, même si vous êtes parfaitement équilibrée, il est préférable d'avoir l'air un peu instable/tarée/fragile. Il faudrait donc faire semblant d'être anorexique, de recevoir des appels de plein de types, et de prendre l'habitude de ne plus venir aux rendez-vous même si vous n'avez rien d'autre à faire de votre journée.
Sauf qu'on se prend au jeu, vous savez... Et c'est ainsi qu'on finit obèse, nymphomane et associable, avant de sombrer dans l'alcoolisme et de vivre volets fermés entourée de chats.. passant ainsi du statut d'égérie des films de Christophe Honoré à celui de euh fille qui prend beaucoup de Valium.
Ca se complique, hein ?
jeudi 26 mai 2011
Done with Marlon
Bon mon dernier article a 13 like, ce qui me stresse énormément, rapport au chiffre treize. Donc bien joué POE, je me grouille d'en écrire un nouveau.
Et pourtant ce n'est pas facile, dans le sens où il fait beau depuis un mois et demi, et où en plus je suis plutôt contente. Résultat, lorsqu'hier j'ai éclaté une bouteille de vin pleine et chère sur mon sol - et accessoirement, sur mes ballerines en cuir - j'ai trouvé ça marrant. J'ai nettoyé les ballerines, je les ai laissées sécher sur le rebord de ma fenêtre cette nuit. Ce matin, un oiseau a fait caca dedans. Et encore une fois, j'ai trouvé ça marrant.
Histoire de me marrer encore un peu, j'ai décidé de dégeler mon frigo. Ben ouais, pour l'hygiène, pour débloquer mon congélateur qui ne s'ouvre même plus tellement c'est le Pôle Nord à l'intérieur. Et puis aussi pour me marrer encore un peu. Toute cette eau par terre, ça me fait penser à la fuite de mon sanibroyeur, et cette douce époque où j'ai cru que j'avais envie d'être une femme indépendante qui répare ses trucs.
Bon rapidement ça a été catastrophique, du coup je me suis mise toute nue, et j'ai appelé Marlon (cf article précédent).
Mimime : Marlon...
Marlon : Salut Mimime, je reviens du théâtre de la Colline, je...
Mimime : Hahahaha très drôle Marlon. Dis tu veux pas venir euh réparer des trucs ? Y a plein d'eau, je suis hum trempée là.
Marlon : Je suis crevé là, tu veux pas plutôt qu'on aille bruncher demain ?
Mimime : Je.. Tu veux qu'on mange ensemble dans euh un lieu public ?
Marlon : Ben.. oui.
Mimime : Marlon je.. mais... toi et moi devant tout Parisse ?
Marlon : ...
Mimime : Enfin moi oui.. Mais euh toi ? Et puis je.. enfin toi et moi ?
Marlon : ...
Mimime : MARLON BON SANG MARLON QU'EST CE QU'ILS T'ONT FAIT
Marlon : Je.. Bon écoute je suis en Vélib' là.. Poke moi dans la soirée..
Mimime : Marlon , t'as pas tout saisi là.
Marlon : ...
Mimime : Je suis TREMPEE.
Il a raccroché, le connard. Heureusement qu'il fait beau et que je suis contente. Et je souris bêtement en regardant le Pôle Nord qui fond sur mes chaussures en cuir.
Et pourtant ce n'est pas facile, dans le sens où il fait beau depuis un mois et demi, et où en plus je suis plutôt contente. Résultat, lorsqu'hier j'ai éclaté une bouteille de vin pleine et chère sur mon sol - et accessoirement, sur mes ballerines en cuir - j'ai trouvé ça marrant. J'ai nettoyé les ballerines, je les ai laissées sécher sur le rebord de ma fenêtre cette nuit. Ce matin, un oiseau a fait caca dedans. Et encore une fois, j'ai trouvé ça marrant.
Histoire de me marrer encore un peu, j'ai décidé de dégeler mon frigo. Ben ouais, pour l'hygiène, pour débloquer mon congélateur qui ne s'ouvre même plus tellement c'est le Pôle Nord à l'intérieur. Et puis aussi pour me marrer encore un peu. Toute cette eau par terre, ça me fait penser à la fuite de mon sanibroyeur, et cette douce époque où j'ai cru que j'avais envie d'être une femme indépendante qui répare ses trucs.
Bon rapidement ça a été catastrophique, du coup je me suis mise toute nue, et j'ai appelé Marlon (cf article précédent).
Mimime : Marlon...
Marlon : Salut Mimime, je reviens du théâtre de la Colline, je...
Mimime : Hahahaha très drôle Marlon. Dis tu veux pas venir euh réparer des trucs ? Y a plein d'eau, je suis hum trempée là.
Marlon : Je suis crevé là, tu veux pas plutôt qu'on aille bruncher demain ?
Mimime : Je.. Tu veux qu'on mange ensemble dans euh un lieu public ?
Marlon : Ben.. oui.
Mimime : Marlon je.. mais... toi et moi devant tout Parisse ?
Marlon : ...
Mimime : Enfin moi oui.. Mais euh toi ? Et puis je.. enfin toi et moi ?
Marlon : ...
Mimime : MARLON BON SANG MARLON QU'EST CE QU'ILS T'ONT FAIT
Marlon : Je.. Bon écoute je suis en Vélib' là.. Poke moi dans la soirée..
Mimime : Marlon , t'as pas tout saisi là.
Marlon : ...
Mimime : Je suis TREMPEE.
Il a raccroché, le connard. Heureusement qu'il fait beau et que je suis contente. Et je souris bêtement en regardant le Pôle Nord qui fond sur mes chaussures en cuir.
jeudi 28 avril 2011
T'as changé.
Il n'avait que cette phrase à la bouche.
T'as changé, c'est fou, non je te jure, ohalala c'est dingue comme t'as changé, regarde-toi, t'as tellement changé.
Nous étions en terrasse, aussi je ne pouvais pas le jeter sous un bus, et je buvais donc sans reprendre ma respiration, pour ne surtout pas répondre.
"T'as changé." Cette phrase pue. Elle pue, parce que c'est une évidence débile. Oui, j'ai changé. Certaines cellules sont mortes, paix à leur âme, de nouvelles sont arrivées avec le printemps, c'était merveilleux : c'est le cycle inexorable magnifique de la vie, mon chou.
Mais bon, "t'as changé", au troisième verre, dans la bouche de ce type, ça peut vouloir dire deux choses uniquement :
T'as changé, oh putain t'as changé, t'es devenue super bonne, tellement bonne que je n'arrive à te dire que ça.
T'as changé, oh merde t'as changé, t'es devenue un gros tas, j'ai envie de rentrer chez moi, aide moi s'il te plait.
Désireuse de ne pas y passer la nuit et de rentrer chez moi avant la fin de X Factor dans le cas n°2, j'ai décidé de lui poser la question à dix mille euros.
J'ai posé mon verre, ce qui m'a fait paniquer, passé ma main dans mes cheveux, je l'ai regardé un peu sérieusement et j'ai lâché :
"C'est une idée fixe ? T'es monomaniaque ? Parce que ça ne m'étonnerait pas en fait, je veux dire, il suffit de voir ta mère."
Hahahahahahahaha.
Bref, j'ai lâché, la bouche en coeur :
"Ah ouiiiiiiiiiiiii ? Et commeeeeeeeeeeent ?"
Et là, sa réponse a été NULLE. Mais vraiment. Rien qui me dise si la suite de ma soirée sera placée sous le signe du X Factor ou du X tout court.
"Ben tu vis à Paris quoi."
"..."
"Tu... Tu fumes. Tu as l'air cultivée. Tu fais du vélib."
Et ça a continué comme ça pendant dix minutes. Une litanie de clichés, ohlalala la parisienne, ceci cela, les bobos, les fixies, le bio, le théâtre de la colline, la viande des grisons.
Finalement, il a pris conscience de mon air de plus en plus renfrogné et a voulu me faire un compliment.
"Tu vis dans le quatorzième.. T'es montée en grade quoi.. Je veux dire, c'est la classe..."
Là j'ai craqué, je lui ai parlé de mon sanibroyeur, du SDF qui squatte mon placard, de mon robinet de douche qui a trois jets, de ma poubelle qui fuit. Je lui ai dit que je ne voulais surtout pas d'un de ces parisiens pédés qui m'emmène au théâtre. Je lui ai avoué que je voulais un homme, un vrai, qui répare tout chez moi, m'insulte pendant l'acte, et me bat occasionnellement pour raviver la flamme.
Je suis repartie avec le numéro de son plombier, Marlon Brando. Chassez le naturel...
T'as changé, c'est fou, non je te jure, ohalala c'est dingue comme t'as changé, regarde-toi, t'as tellement changé.
Nous étions en terrasse, aussi je ne pouvais pas le jeter sous un bus, et je buvais donc sans reprendre ma respiration, pour ne surtout pas répondre.
"T'as changé." Cette phrase pue. Elle pue, parce que c'est une évidence débile. Oui, j'ai changé. Certaines cellules sont mortes, paix à leur âme, de nouvelles sont arrivées avec le printemps, c'était merveilleux : c'est le cycle inexorable magnifique de la vie, mon chou.
Mais bon, "t'as changé", au troisième verre, dans la bouche de ce type, ça peut vouloir dire deux choses uniquement :
T'as changé, oh putain t'as changé, t'es devenue super bonne, tellement bonne que je n'arrive à te dire que ça.
T'as changé, oh merde t'as changé, t'es devenue un gros tas, j'ai envie de rentrer chez moi, aide moi s'il te plait.
Désireuse de ne pas y passer la nuit et de rentrer chez moi avant la fin de X Factor dans le cas n°2, j'ai décidé de lui poser la question à dix mille euros.
J'ai posé mon verre, ce qui m'a fait paniquer, passé ma main dans mes cheveux, je l'ai regardé un peu sérieusement et j'ai lâché :
"C'est une idée fixe ? T'es monomaniaque ? Parce que ça ne m'étonnerait pas en fait, je veux dire, il suffit de voir ta mère."
Hahahahahahahaha.
Bref, j'ai lâché, la bouche en coeur :
"Ah ouiiiiiiiiiiiii ? Et commeeeeeeeeeeent ?"
Et là, sa réponse a été NULLE. Mais vraiment. Rien qui me dise si la suite de ma soirée sera placée sous le signe du X Factor ou du X tout court.
"Ben tu vis à Paris quoi."
"..."
"Tu... Tu fumes. Tu as l'air cultivée. Tu fais du vélib."
Et ça a continué comme ça pendant dix minutes. Une litanie de clichés, ohlalala la parisienne, ceci cela, les bobos, les fixies, le bio, le théâtre de la colline, la viande des grisons.
Finalement, il a pris conscience de mon air de plus en plus renfrogné et a voulu me faire un compliment.
"Tu vis dans le quatorzième.. T'es montée en grade quoi.. Je veux dire, c'est la classe..."
Là j'ai craqué, je lui ai parlé de mon sanibroyeur, du SDF qui squatte mon placard, de mon robinet de douche qui a trois jets, de ma poubelle qui fuit. Je lui ai dit que je ne voulais surtout pas d'un de ces parisiens pédés qui m'emmène au théâtre. Je lui ai avoué que je voulais un homme, un vrai, qui répare tout chez moi, m'insulte pendant l'acte, et me bat occasionnellement pour raviver la flamme.
Je suis repartie avec le numéro de son plombier, Marlon Brando. Chassez le naturel...
lundi 4 avril 2011
De l'handicap sentimental.
Jour après jour, je constate que les handicapés du sentiment et de l'amour sont de plus en plus nombreux, du SDF qui m'interpelle depuis l'autre quai pour gentiment me signaler que ma jupe est trop courte (hihi) à mes copines qui sont des MBCIF (meuf bien comme il faut, je suis en train de me dire que ça ressemble à un nom de produit financier barbare, je kiffe).
Il faut dire, ma bonne dame, que par les temps qui courent... rien n'est facile. Des mamans seules, des papas qui deviennent des mamans, des mamans qui préfèrent les autres mamans aux papas, des femmes qui travaillent et savent lire,... forcément c'était la perte d'identité sexuelle assurée, et la porte ouverte à tout le bouzin de la Gay Pride. VOUS NOUS FAITES CHIER AVEC VOS BARBUS EN ROBE (et non, je ne parle pas des islamistes, eux sont bien comme il faut au moins).
Moi je dis : un père, une mère, un fils pour remplacer papa, une fille pour remplacer maman, et un troisième enfant pour la France et les allocs. Une baraque en banlieue, deux voitures, une télé. La vraie vie !
Bref. Là n'est pas le sujet. Je voulais parler du handicap sentimental. Les handicapés sentimentaux sont partout et un handicapé sentimental potentiel sommeille en chacun de nous. On les appelle "enfoiré affectif", "connard", "salope", "fille aux chats",...
Il faut dire que c'est compliqué les relations amoureuses.
La fille veut se faire désirer, normal, elle écoute encore certains conseils de sa grand mère. Fumer et boire ce n'est plus vulgaire mamie, par contre tenir un mec par les couilles c'est toujours terriblement classe. Et puis, il n'y a rien de plus beau qu'un mec frustré dans son désir, c'est bien connu, et puis comme ça ça fait plein d'éjaculateurs précoces. Bref elle veut les rendre tous fous, leur faire tourner la tête, comme dans les pubs, comme dans les contes, être toujours désirée partout et par tous, la vraie vie quoi.
Le mec, censé harponner la donzelle, peut cependant lui aussi décider de se faire désirer, surtout s'il est beau gosse de prendre sa (juste) revanche sur la stratégie féminine... et de les rendre toutes folles.
Bref tout le monde veut rendre tout le monde fou, et finalement tout le monde devient fou.
En effet, c'est ainsi qu'on finit par regarder son portable telle une constipée pendant trois jours avant de répondre au texto envoyé par un type canonissime - et réciproquement, c'est ainsi qu'on finit par insulter sa mère au téléphone parce qu'on attendait un autre appel que le sien.
Pas mal, hein ?
Voilà, à bas les règles de la séduction, soyez collants et mielleux, dites vous "je t'aime", par texto, le premier soir, avec des smileys. Je vous laisse y réfléchir. Je ne re-posterai pas avant un bout de temps je pense. Ben oui, il faut savoir se faire désirer...
Il faut dire, ma bonne dame, que par les temps qui courent... rien n'est facile. Des mamans seules, des papas qui deviennent des mamans, des mamans qui préfèrent les autres mamans aux papas, des femmes qui travaillent et savent lire,... forcément c'était la perte d'identité sexuelle assurée, et la porte ouverte à tout le bouzin de la Gay Pride. VOUS NOUS FAITES CHIER AVEC VOS BARBUS EN ROBE (et non, je ne parle pas des islamistes, eux sont bien comme il faut au moins).
Moi je dis : un père, une mère, un fils pour remplacer papa, une fille pour remplacer maman, et un troisième enfant pour la France et les allocs. Une baraque en banlieue, deux voitures, une télé. La vraie vie !
Bref. Là n'est pas le sujet. Je voulais parler du handicap sentimental. Les handicapés sentimentaux sont partout et un handicapé sentimental potentiel sommeille en chacun de nous. On les appelle "enfoiré affectif", "connard", "salope", "fille aux chats",...
Il faut dire que c'est compliqué les relations amoureuses.
La fille veut se faire désirer, normal, elle écoute encore certains conseils de sa grand mère. Fumer et boire ce n'est plus vulgaire mamie, par contre tenir un mec par les couilles c'est toujours terriblement classe. Et puis, il n'y a rien de plus beau qu'un mec frustré dans son désir, c'est bien connu, et puis comme ça ça fait plein d'éjaculateurs précoces. Bref elle veut les rendre tous fous, leur faire tourner la tête, comme dans les pubs, comme dans les contes, être toujours désirée partout et par tous, la vraie vie quoi.
Le mec, censé harponner la donzelle, peut cependant lui aussi décider de se faire désirer, surtout s'il est beau gosse de prendre sa (juste) revanche sur la stratégie féminine... et de les rendre toutes folles.
Bref tout le monde veut rendre tout le monde fou, et finalement tout le monde devient fou.
En effet, c'est ainsi qu'on finit par regarder son portable telle une constipée pendant trois jours avant de répondre au texto envoyé par un type canonissime - et réciproquement, c'est ainsi qu'on finit par insulter sa mère au téléphone parce qu'on attendait un autre appel que le sien.
Pas mal, hein ?
Voilà, à bas les règles de la séduction, soyez collants et mielleux, dites vous "je t'aime", par texto, le premier soir, avec des smileys. Je vous laisse y réfléchir. Je ne re-posterai pas avant un bout de temps je pense. Ben oui, il faut savoir se faire désirer...
vendredi 18 mars 2011
La vendeuse aux grandes dents (1)
Après avoir testé Ladurée aux frais d'un homme mal informé quant à mes intentions, j'ai décidé de continuer sur ma lancée. Ben oui, quand on tient un homme mal informé, il faut le garder. Jusqu'au mariage je veux dire. Bref.
L'autre sac qui m'intriguait beaucoup au creux du coude des jeunes passant(e)s bien comme il faut, ce sont les sacs "The Kooples", la marque étant écrite en blanc sur fond noir, en bas sur le côté, en mode discret mais pas trop. Vous avez tous vu leurs pubs, qui font un peu écho à celles de Comptoir des cotonniers. On dirait que le duo est à la mode. Comptoir, un peu tradi, ont présenté la mère et la fille pour stimuler les après-midi shopping mère-fille où maman fait chauffer la CB et compare ses cuisses à celles de sa progéniture; The Kooples, plus sex and rock and roll, ont préféré le couple savamment dépareillé.
J'aimerais bien faire un remix de ces pubs.
Pour Comptoir, ce serait : la mère Jenniffer et sa fille Kimberley au patrimoine génétique pareillement malheureux qui LOVE johnny hallyday et qui HATE les légumes verts.
Pour les Kooples, Michel et Charlène , 57 ans, forains, ensemble depuis 41 ans. Pour elle des fringues en polyester taille 46 et un sac D&G en similicuir, pour lui les cheveux coiffés en brosse et une doudoune même pas à la mode.
Et l'amour qui se charge de les rendre beaux harmonieux et photogéniques.
Au moins on s'amuserait.
Non parce que la fille qui LOVE mélanger les couleurs surtout quand elles vont bien ensemble et qui HATE oublier son parapluie quand il pleut parce qu'ensuite mes cheveux font tout plein de frisottis et j'ai un rhume.. c'est un peu chiant non ? Et je vous parle pas du couple trop à l'arrache aujourd'hui parce qu'on était à un concert dans une cave underground à Riga hier soir; du coup pour aller bruncher la fille porte juste un long tee shirt blanc hyper stylé et le mec un jean troué et le sac de sa meuf.
Et puis Michel et Kimberley aussi ils seraient contents. Ils passeraient à la télé, il feraient coucou à leur fille Charlène et tout. Non merde c'est l'inverse, c'est dégoûtant ce que je viens d'écrire, en même temps j'ai vu "Incendies" récemment.
Bref, je me suis rendu dans un de ces magasins histoire de leur proposer mes services, toute généreuse que je suis. Et là, il y avait des vendeuses avec des grosses bouches pleines de grandes dents et des franges qui ondulaient frénétiquement. Et j'ai eu très très peur, encore plus que le jour où j'ai découvert qu'un SDF vivait dans mon placard.
A SUIVRE.
L'autre sac qui m'intriguait beaucoup au creux du coude des jeunes passant(e)s bien comme il faut, ce sont les sacs "The Kooples", la marque étant écrite en blanc sur fond noir, en bas sur le côté, en mode discret mais pas trop. Vous avez tous vu leurs pubs, qui font un peu écho à celles de Comptoir des cotonniers. On dirait que le duo est à la mode. Comptoir, un peu tradi, ont présenté la mère et la fille pour stimuler les après-midi shopping mère-fille où maman fait chauffer la CB et compare ses cuisses à celles de sa progéniture; The Kooples, plus sex and rock and roll, ont préféré le couple savamment dépareillé.
J'aimerais bien faire un remix de ces pubs.
Pour Comptoir, ce serait : la mère Jenniffer et sa fille Kimberley au patrimoine génétique pareillement malheureux qui LOVE johnny hallyday et qui HATE les légumes verts.
Pour les Kooples, Michel et Charlène , 57 ans, forains, ensemble depuis 41 ans. Pour elle des fringues en polyester taille 46 et un sac D&G en similicuir, pour lui les cheveux coiffés en brosse et une doudoune même pas à la mode.
Et l'amour qui se charge de les rendre beaux harmonieux et photogéniques.
Au moins on s'amuserait.
Non parce que la fille qui LOVE mélanger les couleurs surtout quand elles vont bien ensemble et qui HATE oublier son parapluie quand il pleut parce qu'ensuite mes cheveux font tout plein de frisottis et j'ai un rhume.. c'est un peu chiant non ? Et je vous parle pas du couple trop à l'arrache aujourd'hui parce qu'on était à un concert dans une cave underground à Riga hier soir; du coup pour aller bruncher la fille porte juste un long tee shirt blanc hyper stylé et le mec un jean troué et le sac de sa meuf.
Et puis Michel et Kimberley aussi ils seraient contents. Ils passeraient à la télé, il feraient coucou à leur fille Charlène et tout. Non merde c'est l'inverse, c'est dégoûtant ce que je viens d'écrire, en même temps j'ai vu "Incendies" récemment.
Bref, je me suis rendu dans un de ces magasins histoire de leur proposer mes services, toute généreuse que je suis. Et là, il y avait des vendeuses avec des grosses bouches pleines de grandes dents et des franges qui ondulaient frénétiquement. Et j'ai eu très très peur, encore plus que le jour où j'ai découvert qu'un SDF vivait dans mon placard.
A SUIVRE.
vendredi 11 mars 2011
Chez Ladurée, on se sent encore chez soi.
Coucouxe !
J'ai un problème en ce moment : je rajoute des "x" et des "s" à la fin de toutes mes salutations. Outre le "coucouxe" auquel vous venez d'avoir droit, je passe mon temps à dire aux gens "saluxe", "saluce", ce qui peut vite faire penser à "ça luxe" ou "ça suce", ou par contraction "ça suce au Lux", chose courante en ce mois printanier. Bref vous comprenez pourquoi la vie en société a quelque chose de problématique pour moi... et pourquoi je finis invariablement par écrire sur ce blog. Pourquoi cette affluence soudaine de "s" et de "x" dans mon langage ? Bonne question, on mettra ça sur le dos du printemps, des épaules et des jambes qui commencent à se dénuder, et de toutes ces hormones qui fermentent dans nos corps comme dans les RER, où les regards moites se multiplient ces temps-ci.
Je n'ai pas beaucoup écris récemment en raison d'un autre problème : je suis devenue complètement niaise. C'est le mois de mars qui me fait cet effet je suppose, puisque je passe mon temps à me balader dans Paris, à m'assoir sur des bancs au soleil et à sourire bêtement aux touristes et à nourrir les pigeons. Sans parler des fois où je confonds, et où je me mets à sourire aux pigeons en balançant des miettes sur les touristes. Bref je perds la boule.
Toujours est-il que là il y a un gros nuage et que mon cours d'économétrie commence à me regarder d'un air moite lui aussi, donc j'en profite pour écrire un peu.
Récemment, lasse de passer ma vie sur les bancs publics à sourire dans le vide, je me suis laissée inviter chez Ladurée. Depuis le temps que je voyais passer des petites nanas affublée d'une doudoune poilue avec un Longchamp au creux du coude gauche et un petit sac Ladurée au creux du droit, je me suis dit qu'il fallait que j'en ai le coeur net. Et puis il valait mieux que j'essaie ça plutôt qu'une doudoune poilue, non ? Surtout que je suis assez opposée à la doudoune, parce que je trouve que ça fait ressembler n'importe qui au bonhomme Michelin. Et comme il s'invite souvent dans mes rêves ces temps-ci, et qu'il se débrouille plutôt bien, toutes ces doudounes, ça me trouble. Ne me jugez pas.
Bref. La légende retiendra que j'y suis allée pour l'expérience, et vraiment pas pour m'empiffrer de macarons tout en ayant l'air classe aux frais d'un homme mal informé quant à mes intentions. Je me résigne donc à y aller ; nous entrons, un homme noir nous accueille, je me cache derrière l'homme mal informé, il me rassure, j'accepte de suivre l'homme de couleur vers le salon de thé. Nous commandons à peu près tout ce qu'il y a sur la carte, enfin je commande pendant que l'homme mal informé semble avoir un peu chaud. Je le comprends, il y a pas mal d'étrangers dans la salle, et ça commence à me rendre un peu nerveuse moi aussi. Des grosses américaines qui porte des Nike même pas à la mode et se prennent pour Simone de Beauvoir, des allemands avec leur modèle économique à la con, des japonais dont les flashs m'aveuglent, mais laissez-moi vivre. L'homme mal informé se rend aux toilettes, probablement pour essayer de trouver une fenêtre par laquelle s'échapper.
Pendant ce temps-là je contemple le décor : fauteuils rouges sombres, chaises et tables et fer forgé, peintures murales qui évoquent le doux temps des colonies : palmiers, habitats rudimentaires, ciels bleus, paisible oisiveté. Je dois dire que les serveurs, qui sont tous noirs, se fondent assez bien dans ce décor, il ne manquerait plus qu'ils mangent des bananes et dansent pour nous. Comme au bon vieux temps, celui où ils ne nous volaient ni nos emplois ni nos femmes ni nos bancs publics sur lesquels ils dorment à présent toute la journée. Mais enfin ce n'est pas le moment de s'énerver, les macarons ne vont pas tarder à arriver.
Les macarons arrivent, je les déguste, je me sens jolie et délicate. Mangue douce, eau de fleur d'oranger, pomme verte acidulée, les goûts et les couleurs concordent, pas d'incertitude possible. L'homme noir débarrasse, informe l'homme mal informé de l'addition. L'homme mal informé tique un peu mais sort sa carte, dont la couleur correspond bien à celle que j'avais deviné en voyant la doublure de son manteau à notre première rencontre, et il laisse un petit quelque chose à l'homme noir pour qu'il puisse prendre soin de sa famille.
Y a pas à dire, chez Ladurée, tout est en ordre, tout va bien ensemble comme il faut ; oui, chez Ladurée, au moins, on se sent encore chez soi.
J'ai un problème en ce moment : je rajoute des "x" et des "s" à la fin de toutes mes salutations. Outre le "coucouxe" auquel vous venez d'avoir droit, je passe mon temps à dire aux gens "saluxe", "saluce", ce qui peut vite faire penser à "ça luxe" ou "ça suce", ou par contraction "ça suce au Lux", chose courante en ce mois printanier. Bref vous comprenez pourquoi la vie en société a quelque chose de problématique pour moi... et pourquoi je finis invariablement par écrire sur ce blog. Pourquoi cette affluence soudaine de "s" et de "x" dans mon langage ? Bonne question, on mettra ça sur le dos du printemps, des épaules et des jambes qui commencent à se dénuder, et de toutes ces hormones qui fermentent dans nos corps comme dans les RER, où les regards moites se multiplient ces temps-ci.
Je n'ai pas beaucoup écris récemment en raison d'un autre problème : je suis devenue complètement niaise. C'est le mois de mars qui me fait cet effet je suppose, puisque je passe mon temps à me balader dans Paris, à m'assoir sur des bancs au soleil et à sourire bêtement aux touristes et à nourrir les pigeons. Sans parler des fois où je confonds, et où je me mets à sourire aux pigeons en balançant des miettes sur les touristes. Bref je perds la boule.
Toujours est-il que là il y a un gros nuage et que mon cours d'économétrie commence à me regarder d'un air moite lui aussi, donc j'en profite pour écrire un peu.
Récemment, lasse de passer ma vie sur les bancs publics à sourire dans le vide, je me suis laissée inviter chez Ladurée. Depuis le temps que je voyais passer des petites nanas affublée d'une doudoune poilue avec un Longchamp au creux du coude gauche et un petit sac Ladurée au creux du droit, je me suis dit qu'il fallait que j'en ai le coeur net. Et puis il valait mieux que j'essaie ça plutôt qu'une doudoune poilue, non ? Surtout que je suis assez opposée à la doudoune, parce que je trouve que ça fait ressembler n'importe qui au bonhomme Michelin. Et comme il s'invite souvent dans mes rêves ces temps-ci, et qu'il se débrouille plutôt bien, toutes ces doudounes, ça me trouble. Ne me jugez pas.
Bref. La légende retiendra que j'y suis allée pour l'expérience, et vraiment pas pour m'empiffrer de macarons tout en ayant l'air classe aux frais d'un homme mal informé quant à mes intentions. Je me résigne donc à y aller ; nous entrons, un homme noir nous accueille, je me cache derrière l'homme mal informé, il me rassure, j'accepte de suivre l'homme de couleur vers le salon de thé. Nous commandons à peu près tout ce qu'il y a sur la carte, enfin je commande pendant que l'homme mal informé semble avoir un peu chaud. Je le comprends, il y a pas mal d'étrangers dans la salle, et ça commence à me rendre un peu nerveuse moi aussi. Des grosses américaines qui porte des Nike même pas à la mode et se prennent pour Simone de Beauvoir, des allemands avec leur modèle économique à la con, des japonais dont les flashs m'aveuglent, mais laissez-moi vivre. L'homme mal informé se rend aux toilettes, probablement pour essayer de trouver une fenêtre par laquelle s'échapper.
Pendant ce temps-là je contemple le décor : fauteuils rouges sombres, chaises et tables et fer forgé, peintures murales qui évoquent le doux temps des colonies : palmiers, habitats rudimentaires, ciels bleus, paisible oisiveté. Je dois dire que les serveurs, qui sont tous noirs, se fondent assez bien dans ce décor, il ne manquerait plus qu'ils mangent des bananes et dansent pour nous. Comme au bon vieux temps, celui où ils ne nous volaient ni nos emplois ni nos femmes ni nos bancs publics sur lesquels ils dorment à présent toute la journée. Mais enfin ce n'est pas le moment de s'énerver, les macarons ne vont pas tarder à arriver.
Les macarons arrivent, je les déguste, je me sens jolie et délicate. Mangue douce, eau de fleur d'oranger, pomme verte acidulée, les goûts et les couleurs concordent, pas d'incertitude possible. L'homme noir débarrasse, informe l'homme mal informé de l'addition. L'homme mal informé tique un peu mais sort sa carte, dont la couleur correspond bien à celle que j'avais deviné en voyant la doublure de son manteau à notre première rencontre, et il laisse un petit quelque chose à l'homme noir pour qu'il puisse prendre soin de sa famille.
Y a pas à dire, chez Ladurée, tout est en ordre, tout va bien ensemble comme il faut ; oui, chez Ladurée, au moins, on se sent encore chez soi.
vendredi 25 février 2011
Le point météo.
En ce moment, le truc bien à Paris, c'est la lumière : elle est revenue depuis quelques semaines. Elle décline doucement sur les bancs en fin d'après-midi. L'air s'adoucit et le bitume dégage cette odeur étrange. Ce retour de la douceur me donne juste envie de m'assoir, de fumer, et de penser au mois de mai qui va forcément arriver un jour ou l'autre. Parce qu'il ne faut pas faire comme si on était déjà en mai, sinon on chope le cancer. Comme dirait ma mère. Et toutes les concierges du monde. T'as traité ma mère de concierge là ?
Mai. Première impression :
Plus de déjeuners dans les parcs, plus de terrasses inondées de soleil, plus de rencontres et d'envies d'ailleurs. En short et en sandales, la vie est tellement plus simple. Du moins, s'habiller est plus simple. Se déshabiller aussi. C'est déjà ça de pris. Je ne suis pas en train de conseiller aux éventuels lecteurs mâles de mettre des sandales, sinon ils ne se déshabilleront pas très souvent. C'était pour la forme. Ferme cette fenêtre Sarenza avant que je ne débarque chez toi.
Mai. Ce qu'on ne dit pas :
Les piscines qui ne désemplissent pas parce qu'il faut que tout disparaisse, vite. Tout, c'est la graisse tellement accrochée aux cuisses qu'on agresse régulièrement sa mère au sujet du patrimoine génétique transmis qui est, de toute évidence, déficient.
Les connards et connasses (c'est un sport national) qui comparent sans cesse leur bronzage au tien. On n'est plus dans les années 80 les mecs, perso je n'ai pas la moindre envie de ressembler à une paysanne. Ni de renoncer à mon écran total 40. Mais non j'attrape jamais de coup de soleil moi t'es fou
Les moustiques qui te bouffent toutes les nuits à tel point que tu es refusé au don du sang. Du coup tu aimerais bien te balader en combinaison d'apiculteur, mais ce n'est pas possible, rapport au soleil et aux normes sociales qui t'obligent à montrer tes mollets. Donc tu te fais piquer. Donc tu finis transfusé.
En mai, tu seras pâle/rouge, gros(se), et bouffé(e) par les moustiques. T'es sûre que tu veux l'enlever ce col roulé ? Hein hein hein ? Il ne t'arrange pas un peu au fond ?
Oui mais les après midi à rien faire d'autre que regarder les autres gens travailler, oui mais les cigarettes au soleil après le déjeuner... oui mais les agréables nausées dès que le sexe opposé nous contemple, oui, lui là bas, l'intello chiant du quartier latin que la lumière arrange très bien, tout simplement parce qu'on n'y voit rien à cause du soleil et des hormones. Et c'est très bien comme ça. Allez d'accord, moi aussi je l'aime bien, cette lumière...
Mai. Première impression :
Plus de déjeuners dans les parcs, plus de terrasses inondées de soleil, plus de rencontres et d'envies d'ailleurs. En short et en sandales, la vie est tellement plus simple. Du moins, s'habiller est plus simple. Se déshabiller aussi. C'est déjà ça de pris. Je ne suis pas en train de conseiller aux éventuels lecteurs mâles de mettre des sandales, sinon ils ne se déshabilleront pas très souvent. C'était pour la forme. Ferme cette fenêtre Sarenza avant que je ne débarque chez toi.
Mai. Ce qu'on ne dit pas :
Les piscines qui ne désemplissent pas parce qu'il faut que tout disparaisse, vite. Tout, c'est la graisse tellement accrochée aux cuisses qu'on agresse régulièrement sa mère au sujet du patrimoine génétique transmis qui est, de toute évidence, déficient.
Les connards et connasses (c'est un sport national) qui comparent sans cesse leur bronzage au tien. On n'est plus dans les années 80 les mecs, perso je n'ai pas la moindre envie de ressembler à une paysanne. Ni de renoncer à mon écran total 40. Mais non j'attrape jamais de coup de soleil moi t'es fou
Les moustiques qui te bouffent toutes les nuits à tel point que tu es refusé au don du sang. Du coup tu aimerais bien te balader en combinaison d'apiculteur, mais ce n'est pas possible, rapport au soleil et aux normes sociales qui t'obligent à montrer tes mollets. Donc tu te fais piquer. Donc tu finis transfusé.
En mai, tu seras pâle/rouge, gros(se), et bouffé(e) par les moustiques. T'es sûre que tu veux l'enlever ce col roulé ? Hein hein hein ? Il ne t'arrange pas un peu au fond ?
Oui mais les après midi à rien faire d'autre que regarder les autres gens travailler, oui mais les cigarettes au soleil après le déjeuner... oui mais les agréables nausées dès que le sexe opposé nous contemple, oui, lui là bas, l'intello chiant du quartier latin que la lumière arrange très bien, tout simplement parce qu'on n'y voit rien à cause du soleil et des hormones. Et c'est très bien comme ça. Allez d'accord, moi aussi je l'aime bien, cette lumière...
lundi 14 février 2011
Suce ma **** pour la Saint Valentin :)
J'aimerais bien écrire un article trop cool pour la saint valentin, mais malheureusement je pense qu'on ne peut rien écrire là dessus sans sombrer dans de malheureux clichés. Et moi bon voilà je pense que je vaux mieux que ça quoi. Hihi.
Et puis au fond on peut en dire ce qu'on veut, le fait est que ça reste une bonne occasion de boire une bouteille de vin rouge et de baiser tels.. tels des gens qui ont bu une bouteille de vin rouge, et prennent amoureusement le risque de se vomir dessus au moment fatidique.
OU d'aller, déguisée en gros coeur avec du mascara qui coule sur les joues, faire la tournée des bars PMU à la recherche d'un flirt discount (profitez-en, les soldes finissent demain !).
OU d'aller au Dépôt où on peut apparemment aller voir des mecs sucer des bites (cf post précédent).
OU d'acheter un sex toy en ligne (dernier jour des soldes !!!!) comme une copine dont je tairai le nom. Son numéro : 06 65 78 (...)
Et ensuite, quand vous raconterez ça à vos amis et qu'ils commenceront à vous regarder avec ce regard qui juge, vous n'aurez qu'à répliquer :
"Mais quoi ? Tu aurais préféré que je mange du tarama à la petite cuillère toute seule devant mon ordinateur en matant Titanic ???? Sais-tu comme je suis sortie détruite de ma précédente relation ? Te souviens-tu quand je me jetais contre sa porte toute la nuit pour qu'il ouvre en vain ??"
Bref il suffira de remuer des souvenirs un peu traumatiques pour leur faire peur; et leur regard plein de compassion et de dégoût ne sera plus qu'appréhension, ce qui est autrement plus agréable pour votre personne.
Ne me remerciez pas, je fais ça pour rendre service ! Aucun rapport avec le titre. Ne me jugez pas.
Et puis au fond on peut en dire ce qu'on veut, le fait est que ça reste une bonne occasion de boire une bouteille de vin rouge et de baiser tels.. tels des gens qui ont bu une bouteille de vin rouge, et prennent amoureusement le risque de se vomir dessus au moment fatidique.
OU d'aller, déguisée en gros coeur avec du mascara qui coule sur les joues, faire la tournée des bars PMU à la recherche d'un flirt discount (profitez-en, les soldes finissent demain !).
OU d'aller au Dépôt où on peut apparemment aller voir des mecs sucer des bites (cf post précédent).
OU d'acheter un sex toy en ligne (dernier jour des soldes !!!!) comme une copine dont je tairai le nom. Son numéro : 06 65 78 (...)
Et ensuite, quand vous raconterez ça à vos amis et qu'ils commenceront à vous regarder avec ce regard qui juge, vous n'aurez qu'à répliquer :
"Mais quoi ? Tu aurais préféré que je mange du tarama à la petite cuillère toute seule devant mon ordinateur en matant Titanic ???? Sais-tu comme je suis sortie détruite de ma précédente relation ? Te souviens-tu quand je me jetais contre sa porte toute la nuit pour qu'il ouvre en vain ??"
Bref il suffira de remuer des souvenirs un peu traumatiques pour leur faire peur; et leur regard plein de compassion et de dégoût ne sera plus qu'appréhension, ce qui est autrement plus agréable pour votre personne.
Ne me remerciez pas, je fais ça pour rendre service ! Aucun rapport avec le titre. Ne me jugez pas.
samedi 5 février 2011
Le fond de l'air est frais.
Le monde est emprunt de seriousness ces temps ci : ça s'immole, ça fait des pipes dans le bus, c'est gay et ça veut faire une grosse teuf en robe blanche. Du coup je suis tout ça, enfin de loin parce que je ne me sens pas très concernée : j'ai peur du feu en allumant une cigarette, je ne fais des pipes que dans les toilettes du Baron sur présentation des revenus du capital et après avoir demandé des conseils à mon papa, en bonne MBCIF (Meuf Bien Comme Il Faut), et le blanc, eh bien pour tout vous dire, ça me grossit.
Mais cette avalanche de seriousness fait que je ne sais plus très bien de quoi vous parler. Je suis comme ça moi, un mec se fout le feu et toute mon inspiration part en fumée. Ne reste l'humour de merde, just for you. Donc, de quoi parler ? Pardon ? Qu'est-ce-que j'entends là-bas ? De la traite des hippocampes ? Ben oui avec plaisir, mais on m'a dit que ça n'intéressait que moi...
Bref, j'attendais que quelque chose de passionnant m'arrive, et ce soir, c'est arrivé. Vous connaissez le dépôt ? Moi non plus. Et pourtant, alors que je me promenais en jupe rue saint denis (au dessus du genou mais je fais monter les enchères sur celui à qui j'offrirai le privilège d'un coït, on est MBCIF ou on ne l'est pas !), un jeune homme fort charmant bien que portant une casquette à l'envers m'a interpellée.
JEUNE HOMME CHARMANT QUOIQUE PORTANT UNE CASQUETTE A L'ENVERS : Salut...
MIMIME MBCIF : Hihi coucou
JHCQPUCAL (c'est une abrévation) : Ca va?.....
MIMIME MCBIF : très bien, le fond de l'air est frais et je suis en pleine ovulation. Et vous ?
JHCQPUCAL : Tu connais le dépôt ?
MIMIME MBCIF : Grave, j'adore emmaus j'ai trouvé une robe kookai à 2 € l'autre jour !!
JHCQPUCAL : J'aurais bien aimé que tu viennes me mater quand je suce des bites !
MIMIME MBCIF : Hihi sorry faut que j'aille nourrir mon chat, on se courriel !!
JHCQPUCAL : ...
Ca m'excitait grave, mais j'avais vraiment des obligations sociales à accomplir. Et plus tard, je l'ai revu dans le bar dans lequel je buvais en bonne compagnie (MBCIF oblige).
Le JHCQUPCAL, quoique je doute de l'ampleur de ses revenus du capital (le kebab tenu par son cousin ne compte pas), était en pleine discussions avec un autre type. Du coup je les matais discrètement, attendant en lâchant quelques rots sonores le moment où il passerait à l'action. Mais non. Il a juste maté la serveuse norvégienne qui savait pas aligner deux mots de français ni me rendre la monnaie de mes douze pintes de bière. TOUS DES BEAUFS, TOUS DES TAPETTES !
Demain nous rédigerons une note à jeûn.
PS : Le mois de janvier est fini, le fond de l'air est frais, la vie recommence à nouveau dans son cycle inexorable.
Mais cette avalanche de seriousness fait que je ne sais plus très bien de quoi vous parler. Je suis comme ça moi, un mec se fout le feu et toute mon inspiration part en fumée. Ne reste l'humour de merde, just for you. Donc, de quoi parler ? Pardon ? Qu'est-ce-que j'entends là-bas ? De la traite des hippocampes ? Ben oui avec plaisir, mais on m'a dit que ça n'intéressait que moi...
Bref, j'attendais que quelque chose de passionnant m'arrive, et ce soir, c'est arrivé. Vous connaissez le dépôt ? Moi non plus. Et pourtant, alors que je me promenais en jupe rue saint denis (au dessus du genou mais je fais monter les enchères sur celui à qui j'offrirai le privilège d'un coït, on est MBCIF ou on ne l'est pas !), un jeune homme fort charmant bien que portant une casquette à l'envers m'a interpellée.
JEUNE HOMME CHARMANT QUOIQUE PORTANT UNE CASQUETTE A L'ENVERS : Salut...
MIMIME MBCIF : Hihi coucou
JHCQPUCAL (c'est une abrévation) : Ca va?.....
MIMIME MCBIF : très bien, le fond de l'air est frais et je suis en pleine ovulation. Et vous ?
JHCQPUCAL : Tu connais le dépôt ?
MIMIME MBCIF : Grave, j'adore emmaus j'ai trouvé une robe kookai à 2 € l'autre jour !!
JHCQPUCAL : J'aurais bien aimé que tu viennes me mater quand je suce des bites !
MIMIME MBCIF : Hihi sorry faut que j'aille nourrir mon chat, on se courriel !!
JHCQPUCAL : ...
Ca m'excitait grave, mais j'avais vraiment des obligations sociales à accomplir. Et plus tard, je l'ai revu dans le bar dans lequel je buvais en bonne compagnie (MBCIF oblige).
Le JHCQUPCAL, quoique je doute de l'ampleur de ses revenus du capital (le kebab tenu par son cousin ne compte pas), était en pleine discussions avec un autre type. Du coup je les matais discrètement, attendant en lâchant quelques rots sonores le moment où il passerait à l'action. Mais non. Il a juste maté la serveuse norvégienne qui savait pas aligner deux mots de français ni me rendre la monnaie de mes douze pintes de bière. TOUS DES BEAUFS, TOUS DES TAPETTES !
Demain nous rédigerons une note à jeûn.
PS : Le mois de janvier est fini, le fond de l'air est frais, la vie recommence à nouveau dans son cycle inexorable.
dimanche 30 janvier 2011
Filles perdues, cheveux gras.
Le titre n'est pas de moi hein, c'est un film qu'il faut que vous voyiez, un film qui vous donnera envie de devenir un mec. Un mec gay, même. En même temps, comment ne pas avoir envie de devenir un mec gay ?
Je m'explique.
Le mec hétéro envisage tôt ou tard de s'installer avec une femelle. Il s'imagine alors tout un tas de trucs : que ça va sentir bon chez lui, qu'il n'y aura plus de poils dans son lavabo, qu'il se sentira plus apaisé.
Tout ça repose sur l'idée complètement fausse que la féminité c'est doux, chaud, apaisant. Oui mais non. Au risque d'en décevoir certains, la féminité, ce n'est pas un vagin.
Une femelle, c'est entièrement soumis à ses hormones + à la pleine lune. Ca donne une infinité de combinaisons d'humeurs possible, ce qui est très flippant.
Exemple : 14ème jour + pleine lune = excitation permanente + insomnie.
Phrase type "Ca fait 3 heures qu'on n'a pas baisé viens prend moi je suis ta chienne" suivi de "Sinon on l'appelle romuald ? Ok pour Romuald ? Mais si j'ai pris ma pilule mais on peut DISCUTER ou alors tu veux juste baiser C'EST CA... ça tombe bien moi aussi hihi fais moi un petit romuald attend pourquoi tu tapes 17 sur ton téléphone".
Tout ça pour dire qu'il vaut mieux vivre avec un loup garou qu'avec une femelle.
Maintenant, pourquoi être un mec ? Les raisons sont encore plus évidentes. Être un mec, c'est pouvoir se permettre d'être un peu moche : il suffit d'avoir de la gueule et du fric pour plaire. On n'a pas besoin de se poser des questions à la con du genre est-ce que je couche le 1er soir. Et si le mâle se fait désirer, c'est la femelle qui panique et finit par se mettre à poil toute seule dans le taxi en sanglotant qu'estcequiclochechezmoi.. le scénario excitant j'imagine. Ensuite, au lieu de dépenser 12000 euros par mois qu'on n'a pas en maquillage cancérigène et fringues soldées qui seront toujours trop petites, on peut s'acheter de la drogue. Plus simple, plus efficace, plus fun. On est aussi bon en maths. Parce qu'on est un mec. Et donc on est riche. Et la drogue, et les filles, et la dolce vita. Tout tourne rond.
Et je reste persuadée qu'on se prend moins la tête. Etude de cas type : il ne répond pas aux photos de mes seins que je lui envoie.
Raisonnement femelle (variable en fonction des cycles, tu vois un peu la merde):
1. Il n'a plus de batterie depuis 17 jours à présent(optimisme pré-ovulatoire)
2. Il a un problème avec sa mère ça se voyait déjà à sa façon de marcher (syndrome dépressif pré menstruel)
3. Il faut absolument que je me fasse refaire les seins pour Noël(hystérie du 14ème jour)
Alors qu'un mâle ça se pose quand même moins de questions. Et ça en pose moins à ses potes. Et donc ça fait moins chier son monde. Devenir un mec, c'est en finir avec les décas entre copines passés à élaborer des théories sur la signification du "cet aprem" au lieu de "cette aprem" dans un texto, OU PIRE avec les congrès MBCIF (Meuf Bien Comme Il Faut) qui définissent les principes stupides qui régissent le monde femelle du type tu n'as pas le droit de coucher le premier soir sauf si ton hamster est mort ou que tu as une nouvelle poitrine hihi. C'est boire plein de bières avec ses potes et se laisser absorber par le quelconque match diffusé quand la conversation devient vaguement chiante. Parce qu'en plus les matchs ça t'intéresse. La chance.
Vous avez dit cliché ?
Je m'explique.
Le mec hétéro envisage tôt ou tard de s'installer avec une femelle. Il s'imagine alors tout un tas de trucs : que ça va sentir bon chez lui, qu'il n'y aura plus de poils dans son lavabo, qu'il se sentira plus apaisé.
Tout ça repose sur l'idée complètement fausse que la féminité c'est doux, chaud, apaisant. Oui mais non. Au risque d'en décevoir certains, la féminité, ce n'est pas un vagin.
Une femelle, c'est entièrement soumis à ses hormones + à la pleine lune. Ca donne une infinité de combinaisons d'humeurs possible, ce qui est très flippant.
Exemple : 14ème jour + pleine lune = excitation permanente + insomnie.
Phrase type "Ca fait 3 heures qu'on n'a pas baisé viens prend moi je suis ta chienne" suivi de "Sinon on l'appelle romuald ? Ok pour Romuald ? Mais si j'ai pris ma pilule mais on peut DISCUTER ou alors tu veux juste baiser C'EST CA... ça tombe bien moi aussi hihi fais moi un petit romuald attend pourquoi tu tapes 17 sur ton téléphone".
Tout ça pour dire qu'il vaut mieux vivre avec un loup garou qu'avec une femelle.
Maintenant, pourquoi être un mec ? Les raisons sont encore plus évidentes. Être un mec, c'est pouvoir se permettre d'être un peu moche : il suffit d'avoir de la gueule et du fric pour plaire. On n'a pas besoin de se poser des questions à la con du genre est-ce que je couche le 1er soir. Et si le mâle se fait désirer, c'est la femelle qui panique et finit par se mettre à poil toute seule dans le taxi en sanglotant qu'estcequiclochechezmoi.. le scénario excitant j'imagine. Ensuite, au lieu de dépenser 12000 euros par mois qu'on n'a pas en maquillage cancérigène et fringues soldées qui seront toujours trop petites, on peut s'acheter de la drogue. Plus simple, plus efficace, plus fun. On est aussi bon en maths. Parce qu'on est un mec. Et donc on est riche. Et la drogue, et les filles, et la dolce vita. Tout tourne rond.
Et je reste persuadée qu'on se prend moins la tête. Etude de cas type : il ne répond pas aux photos de mes seins que je lui envoie.
Raisonnement femelle (variable en fonction des cycles, tu vois un peu la merde):
1. Il n'a plus de batterie depuis 17 jours à présent(optimisme pré-ovulatoire)
2. Il a un problème avec sa mère ça se voyait déjà à sa façon de marcher (syndrome dépressif pré menstruel)
3. Il faut absolument que je me fasse refaire les seins pour Noël(hystérie du 14ème jour)
Alors qu'un mâle ça se pose quand même moins de questions. Et ça en pose moins à ses potes. Et donc ça fait moins chier son monde. Devenir un mec, c'est en finir avec les décas entre copines passés à élaborer des théories sur la signification du "cet aprem" au lieu de "cette aprem" dans un texto, OU PIRE avec les congrès MBCIF (Meuf Bien Comme Il Faut) qui définissent les principes stupides qui régissent le monde femelle du type tu n'as pas le droit de coucher le premier soir sauf si ton hamster est mort ou que tu as une nouvelle poitrine hihi. C'est boire plein de bières avec ses potes et se laisser absorber par le quelconque match diffusé quand la conversation devient vaguement chiante. Parce qu'en plus les matchs ça t'intéresse. La chance.
Vous avez dit cliché ?
mardi 25 janvier 2011
Janvier, mode d'emploi.
J'ai déjà évoqué de manière rapide à quel point le mois de janvier était fatal à chacun d'entre nous. Mais j'en peux tellement plus de constater à quel point les gens sont moches dans le métro en ce moment que j'ai décidé d'apporter ma petite contribution pour résoudre ce problème de santé public.
Alors voilà quelques conseils pour aller mieux en janvier.
- Dormez avec une ampoule à 1 cm au dessus du visage. Résultats garantis : mieux que les UV, moins cher, et résistance à toutes les tortures de Guantanamo en prime si vous êtes intéressés.
- Allez traîner dans les rayons "développement personnel" des librairies (d'occasion, faut pas déconner). Vous avez pris des bonnes résolutions ? C'est le moment de vous renseigner sur la manière dont vous allez les appliquer (pour ne pas les appliquer, on s'entend). Quelques incontournables : "Ces femmes qui aiment trop", "Ces gens qui se sentent coupables" (tout ce qui commence par "ces" est assez prometteur d'une manière générale), ou encore "Cahier d'exercices pour rencontrer l'amour". Un petit simulacre d'introspection reste l'un des meilleurs moyens de faire passer le temps.
- Disputez vous avec votre entourage : ainsi vous aurez de bonnes raisons d'être violents et tristes dans le métro, vous ne serez plus obligé de sortir de chez vous pour voir qui que ce soit, et l'arrivée du printemps offrira des dénouements heureux. Tips : faire leur profil de développement personnel avec vos bouquins et leur envoyer par mail cinq fois par jour.
- Essayez de chopper la grippe : ça occupe une semaine durant laquelle vous dormez en toute légitimité. Et quand c'est passé, le simple fait de pouvoir bouger le bras sans avoir l'impression que vous allez le perdre vous émoustille. Tips : lécher les barres de métro, respirer ce que tousse les gens, et ne vous laver les mains pour rien au monde.
- Si vraiment ça va plus du tout, allez au Mac Do le matin. Les gens sont vulnérables et vous sourient à cette heure-ci, parce qu'ils n'en peuvent plus et ne savent même plus ce qu'ils font. Mais on s'en fout, abreuvez-vous de leurs sourires tristes, prenez-les pour vous, mettez leur des grandes claques dans le dos et sortez du Mac Do en chantant.
- En dernier ressort, tapez "je me sens tellement seule" sur doctissimo, et relativisez votre vie à grand renfort d'émoticônes ballons licorne et cumulo nimbus cotonneux.
- L'immolation par le feu, qui vous réchauffera le coeur.
Alors voilà quelques conseils pour aller mieux en janvier.
- Dormez avec une ampoule à 1 cm au dessus du visage. Résultats garantis : mieux que les UV, moins cher, et résistance à toutes les tortures de Guantanamo en prime si vous êtes intéressés.
- Allez traîner dans les rayons "développement personnel" des librairies (d'occasion, faut pas déconner). Vous avez pris des bonnes résolutions ? C'est le moment de vous renseigner sur la manière dont vous allez les appliquer (pour ne pas les appliquer, on s'entend). Quelques incontournables : "Ces femmes qui aiment trop", "Ces gens qui se sentent coupables" (tout ce qui commence par "ces" est assez prometteur d'une manière générale), ou encore "Cahier d'exercices pour rencontrer l'amour". Un petit simulacre d'introspection reste l'un des meilleurs moyens de faire passer le temps.
- Disputez vous avec votre entourage : ainsi vous aurez de bonnes raisons d'être violents et tristes dans le métro, vous ne serez plus obligé de sortir de chez vous pour voir qui que ce soit, et l'arrivée du printemps offrira des dénouements heureux. Tips : faire leur profil de développement personnel avec vos bouquins et leur envoyer par mail cinq fois par jour.
- Essayez de chopper la grippe : ça occupe une semaine durant laquelle vous dormez en toute légitimité. Et quand c'est passé, le simple fait de pouvoir bouger le bras sans avoir l'impression que vous allez le perdre vous émoustille. Tips : lécher les barres de métro, respirer ce que tousse les gens, et ne vous laver les mains pour rien au monde.
- Si vraiment ça va plus du tout, allez au Mac Do le matin. Les gens sont vulnérables et vous sourient à cette heure-ci, parce qu'ils n'en peuvent plus et ne savent même plus ce qu'ils font. Mais on s'en fout, abreuvez-vous de leurs sourires tristes, prenez-les pour vous, mettez leur des grandes claques dans le dos et sortez du Mac Do en chantant.
- En dernier ressort, tapez "je me sens tellement seule" sur doctissimo, et relativisez votre vie à grand renfort d'émoticônes ballons licorne et cumulo nimbus cotonneux.
- L'immolation par le feu, qui vous réchauffera le coeur.
dimanche 23 janvier 2011
La seriousness du monde.
Ce dimanche j'ai décidé de me visser sur mon sanibroyeur lui même vissé au sol, ordi portable sur les genoux. Quoi de spécial, me direz-vous ?
Ben j'ai ouvert ma page Word, et j'ai écris une lettre de motivation.
C'est terrible les lettres de motivation, parce que si ça ne tenait qu'à moi, ça donnerait à peu près ça
"Coucou petit hippocampe,
Je voudrais aller dans ton école parce qu'il y a des sanibroyeurs de OUF !!! Il paraît que vous avez des quadruple hélice comme ça : (insertion clipart sanibroyeur 4 hélices) (t'as pas ça dans ton word ?)
Bisou (insertion clipart pingouin)
PS J'aimerais bien être riche pour m'acheter de la drogue et des pulls en cashmere aussi hihi
PPS tu me pokes si je suis prise kar le SDF de mon placard pique mon courrier lol !!!"
Et oui mais mon monde ce n'est pas le vrai. Enfin pas l'officiel quoi. Parce que la vérité, entre nous, ça n'existe pas. Hum... Du coup, je revêts mon air de seriousness des mauvais dimanche, j'avale une cuillère d'huile de foie de morue pour que mon cerveau fonctionne à plein régime et aussi pour que cette journée soit pourrie de toute façon(so serious), je pense aux petits hippocampes qui meurent tous les jours pour prendre un air grave, et j'écris. Des pages et des pages de motivation, de rêves de petit enfant, de sensibilité personnelle, d'intérêt profond, de sincérité désarmante. Gerbant. Quand j'en arrive à avouer que parfois je rêve que Jésus me confie la mission d'entrer dans ce master et que je me réveille alors dans la lumière avec les joues inondées de larmes, j'arrête. (Et je sanglote).
Je lève les yeux, il fait déjà nuit, et autour de moi tout me semble empreint de seriousness, même le SDF de mon placard est en plein questionnement, et il est même pas bourré.
Mon téléphone sonne. Je le contemple avec un air grave avant de me lever lentement et de répondre. Ce n'est pas que je suis apathique, non, c'est que je suis devenue sérieuse, je prends le temps de faire les choses, je pèse le pour et le contre, et je me déplace lentement pour être sûre de la justesse de mes mouvements.
MIMIME : Allo, oui, bonjour ?
PAUVRES INCONSCIENTS : PRONTO !!!!!!!!!!!!!!!! Mimime il est 19H on est déjà bourrés tu viens ou merde ?
MIMIME : ET PUIS JE CONNAITRE VOS MOTIVATIONS
PAUVRES INCONSCIENTS : Burp ?
J'ai raccroché, naturellement. Et ça a continué comme ça.
Aux demandes d'ajouts fb, j'ai posé la question des MOTIVATIONS.
A l'idée de me faire des pâtes, je me suis posé la question des MOTIVATIONS.
A mon goût pour les makis, les sanibroyeurs, et les hippocampes, j'ai posé la question des MOTIVATION. EST CE QU'UN SHOW A LAS VEGAS EST VRAIMENT UN PROJET DE VIE DETAILLABLE EN MILLE MOTS. ET LA TRAITE DES HIPPOCAMPES DANS TOUT CA ? (cf le projet secret de maimaimee).
PLUS RIEN N'A DE SENS.
Ben j'ai ouvert ma page Word, et j'ai écris une lettre de motivation.
C'est terrible les lettres de motivation, parce que si ça ne tenait qu'à moi, ça donnerait à peu près ça
"Coucou petit hippocampe,
Je voudrais aller dans ton école parce qu'il y a des sanibroyeurs de OUF !!! Il paraît que vous avez des quadruple hélice comme ça : (insertion clipart sanibroyeur 4 hélices) (t'as pas ça dans ton word ?)
Bisou (insertion clipart pingouin)
PS J'aimerais bien être riche pour m'acheter de la drogue et des pulls en cashmere aussi hihi
PPS tu me pokes si je suis prise kar le SDF de mon placard pique mon courrier lol !!!"
Et oui mais mon monde ce n'est pas le vrai. Enfin pas l'officiel quoi. Parce que la vérité, entre nous, ça n'existe pas. Hum... Du coup, je revêts mon air de seriousness des mauvais dimanche, j'avale une cuillère d'huile de foie de morue pour que mon cerveau fonctionne à plein régime et aussi pour que cette journée soit pourrie de toute façon(so serious), je pense aux petits hippocampes qui meurent tous les jours pour prendre un air grave, et j'écris. Des pages et des pages de motivation, de rêves de petit enfant, de sensibilité personnelle, d'intérêt profond, de sincérité désarmante. Gerbant. Quand j'en arrive à avouer que parfois je rêve que Jésus me confie la mission d'entrer dans ce master et que je me réveille alors dans la lumière avec les joues inondées de larmes, j'arrête. (Et je sanglote).
Je lève les yeux, il fait déjà nuit, et autour de moi tout me semble empreint de seriousness, même le SDF de mon placard est en plein questionnement, et il est même pas bourré.
Mon téléphone sonne. Je le contemple avec un air grave avant de me lever lentement et de répondre. Ce n'est pas que je suis apathique, non, c'est que je suis devenue sérieuse, je prends le temps de faire les choses, je pèse le pour et le contre, et je me déplace lentement pour être sûre de la justesse de mes mouvements.
MIMIME : Allo, oui, bonjour ?
PAUVRES INCONSCIENTS : PRONTO !!!!!!!!!!!!!!!! Mimime il est 19H on est déjà bourrés tu viens ou merde ?
MIMIME : ET PUIS JE CONNAITRE VOS MOTIVATIONS
PAUVRES INCONSCIENTS : Burp ?
J'ai raccroché, naturellement. Et ça a continué comme ça.
Aux demandes d'ajouts fb, j'ai posé la question des MOTIVATIONS.
A l'idée de me faire des pâtes, je me suis posé la question des MOTIVATIONS.
A mon goût pour les makis, les sanibroyeurs, et les hippocampes, j'ai posé la question des MOTIVATION. EST CE QU'UN SHOW A LAS VEGAS EST VRAIMENT UN PROJET DE VIE DETAILLABLE EN MILLE MOTS. ET LA TRAITE DES HIPPOCAMPES DANS TOUT CA ? (cf le projet secret de maimaimee).
PLUS RIEN N'A DE SENS.
mardi 18 janvier 2011
Le projet secret de Maïmaïmee
Coucou les petits hippocampes !
Oui j'ai un petit problème obsessionel xbs avec snxkqx (tocs : mouvements de nuque inrappropriés) les hippocampes depuis peu. Pourquoi les hippocampes ? Je sais pas, c'est shiny, on les voit toujours de profil dans les livres pour enfants et je trouve qu'ils ressemblent à de mignons petits foetus.
Mais ça passera comme tout hein, comme celui que j'avais eu avec les sanibroyeurs et les makis. Ah non non c'est toujours pas passé, bon ben on rajoute ça sur la liste alors hihi plus on est de fous plus on rit !
Enfin on va rire jusqu'au jour où je vais me mettre à chercher frénétiquement un sani en forme d'hippocampe (blague à part, tu m'en fabriques un ?) ou mettre de l'hippocampe dans mes makis ou tremper mes makis dans mon sanibroyeur comme dans de la sauce salée, très salée.
Oui oui tu sais ce jour où il se passera enfin quelque chose dans mon immeuble - la fille du rdc pète les plombs, oui oui celle qui raconte qu'il y a un SDF dans son placard et que c'est pour ça que ça sent si mauvais chez elle...
Ce jour où j'irai, entre quelques murs blancs, enfin me reposer et faire le remake de vol au dessus d'un nid de coucous. Mon projet fou c'est d'y ajouter des passages chantés et d'en faire une sorte de comédie musicale.
Ensuite j'irai à Las Vegas faire un show. On m'appelera "Maïmaïmee", à l'américaine (j'y avais pas du tout pensé en choisissant ce pseudo mais ça sonne un peu Miami en fait je kiffe), je me ferai des rails de coke sur mon sanibroyeur ou plutôt DES MILLIERS DE RAILS SUR MES MILLIERS DE SANIBROYEURS, et je chanterai en play back sur un fond sonore gargouillis de sani, au beau milieu d'hippocampes psychédéliques et de mannequins déguisées en makis qui sautillent. Et ensuite je mourrai à 27 ans. Parce que même si j'aurai une coupe afro mauve, je serai quand même une putain d'artiste rock and roll cliché, mais j'essaierai de mourir à Miami pour la sonorité et la postérité, et aussi pour qu'on vende des pochettes plastiques à mon effigie comme le Che (en mode rock star je te dis).
Et voilààààà pourquoi je kiffe les hippocampes. Rien n'arrive par hasard.
EDIT _ Quand on tape maki sanibroyeur sur google, je suis le 4ème site, c'est le plus beau jour de ma vie. Je sais pas qui a fait ça mais merci tellement, you made my day
Oui j'ai un petit problème obsessionel xbs avec snxkqx (tocs : mouvements de nuque inrappropriés) les hippocampes depuis peu. Pourquoi les hippocampes ? Je sais pas, c'est shiny, on les voit toujours de profil dans les livres pour enfants et je trouve qu'ils ressemblent à de mignons petits foetus.
Mais ça passera comme tout hein, comme celui que j'avais eu avec les sanibroyeurs et les makis. Ah non non c'est toujours pas passé, bon ben on rajoute ça sur la liste alors hihi plus on est de fous plus on rit !
Enfin on va rire jusqu'au jour où je vais me mettre à chercher frénétiquement un sani en forme d'hippocampe (blague à part, tu m'en fabriques un ?) ou mettre de l'hippocampe dans mes makis ou tremper mes makis dans mon sanibroyeur comme dans de la sauce salée, très salée.
Oui oui tu sais ce jour où il se passera enfin quelque chose dans mon immeuble - la fille du rdc pète les plombs, oui oui celle qui raconte qu'il y a un SDF dans son placard et que c'est pour ça que ça sent si mauvais chez elle...
Ce jour où j'irai, entre quelques murs blancs, enfin me reposer et faire le remake de vol au dessus d'un nid de coucous. Mon projet fou c'est d'y ajouter des passages chantés et d'en faire une sorte de comédie musicale.
Ensuite j'irai à Las Vegas faire un show. On m'appelera "Maïmaïmee", à l'américaine (j'y avais pas du tout pensé en choisissant ce pseudo mais ça sonne un peu Miami en fait je kiffe), je me ferai des rails de coke sur mon sanibroyeur ou plutôt DES MILLIERS DE RAILS SUR MES MILLIERS DE SANIBROYEURS, et je chanterai en play back sur un fond sonore gargouillis de sani, au beau milieu d'hippocampes psychédéliques et de mannequins déguisées en makis qui sautillent. Et ensuite je mourrai à 27 ans. Parce que même si j'aurai une coupe afro mauve, je serai quand même une putain d'artiste rock and roll cliché, mais j'essaierai de mourir à Miami pour la sonorité et la postérité, et aussi pour qu'on vende des pochettes plastiques à mon effigie comme le Che (en mode rock star je te dis).
Et voilààààà pourquoi je kiffe les hippocampes. Rien n'arrive par hasard.
EDIT _ Quand on tape maki sanibroyeur sur google, je suis le 4ème site, c'est le plus beau jour de ma vie. Je sais pas qui a fait ça mais merci tellement, you made my day
vendredi 14 janvier 2011
Les soldes
Je sais ce que tu te dis, que la pauvre mimime elle est grave en manque d'inspiration et qu'elle pouvait pas tomber plus bas. Et tu n'as malheureusement pas tort.
CELA DIT je pense qu'il y a plein de choses à dire sur les soldes. Déjà, la phrase "mais c'est les soldes" marche très bien. Par exemple, hier, avec POE, on s'est fait voler notre argent comme des grosses victimes de la vie en terrasse. Quoique les vraies victimes de la vie c'était plutôt les roms (STIGMATISATION STIGMATISATION SI TU ES ROM SACHE QUE JE SUIS EN TRAIN DE TE STIGMATISER)galeuses qui nous l'ont piqué. Donc voilà, le monde est triste. Le monde est triste, mais c'est les soldes (j'espère que la colle qu'elles sniffent est soldée). J'ai pris 7 kg, mais c'est les soldes (bonne nouvelle, je vais enfin remplir mon 44 et acheter plein de 44 au rabais !!!!!). Mon mec vote à droite, mais c'est les soldes (et c'est lui le gros rabais).
En parlant mecs/soldes, je tiens à exprimer ma profonde pitié pour les mecs qui sont obligés de faire les soldes avec leurs copines. J'en vois souvent : ils errent dans les rayons, l'air hagard, et me dévisagent avec détresse. La plupart du temps j'ai envie de leur demander ce qu'ils font là, où sont leur papa et leur maman, de leur acheter une glace et de les attendre avec eux avant de les ramener à l'accueil du magasin pour que quelqu'un vienne les chercher. Mais je pense que leur copine hystérique (les soldes augmentent la production de testostérone chez la femme c'est sûr moi j'ai des poils longs et noirs sur tout le corps en tout cas) deviendrait violente avec moi et viendrait me crever les yeux avec des cintres.
Ce qui est drôle aussi c'est de voir ce que l'hystérie due au rabais peut avoir comme effet. Des filles plutôt bien fringuées se retrouvent à essayer avec un enthousiasme dément des fringues trop trop moches sous prétexte de pourcentage réductif. Oui ce sont à ces filles que j'ai envie d'hurler "CE TRUC T'INVENTE UN BOURRELET TU CROIS PAS QUE TU EN AS DEJA ASSEZ ?" Oups hihi.
Par contre ce qui moi m'angoisse très personnellement avec les soldes ce sont les pourcentages. Pendant dix minutes je dois rester immobile dans un rayon avec les yeux fermés en me bouchant les oreilles pour essayer de calculer dans ma tête ce que ça donne -20% sur 100 euros. Ensuite je calcule en termes de grammes de coke et je vois si ça vaut le coup. Autant dire que je me retrouve à demander si quelqu'un a un coke-convertisseur, à faire des graphiques sur les murs et à appeler mon dealer en plein magasin pour checker le cours de la coke et je me fais donc jeter assez rapidement par les vendeuses coincées.
En fait les soldes, c'est pas si bien que ça, c'est même la détresse du monde plutôt que son salut. Et je parle même pas de la société consommation. Restez chez vous, comme ça en plus vous n'attraperez pas le cancer! bisous
CELA DIT je pense qu'il y a plein de choses à dire sur les soldes. Déjà, la phrase "mais c'est les soldes" marche très bien. Par exemple, hier, avec POE, on s'est fait voler notre argent comme des grosses victimes de la vie en terrasse. Quoique les vraies victimes de la vie c'était plutôt les roms (STIGMATISATION STIGMATISATION SI TU ES ROM SACHE QUE JE SUIS EN TRAIN DE TE STIGMATISER)galeuses qui nous l'ont piqué. Donc voilà, le monde est triste. Le monde est triste, mais c'est les soldes (j'espère que la colle qu'elles sniffent est soldée). J'ai pris 7 kg, mais c'est les soldes (bonne nouvelle, je vais enfin remplir mon 44 et acheter plein de 44 au rabais !!!!!). Mon mec vote à droite, mais c'est les soldes (et c'est lui le gros rabais).
En parlant mecs/soldes, je tiens à exprimer ma profonde pitié pour les mecs qui sont obligés de faire les soldes avec leurs copines. J'en vois souvent : ils errent dans les rayons, l'air hagard, et me dévisagent avec détresse. La plupart du temps j'ai envie de leur demander ce qu'ils font là, où sont leur papa et leur maman, de leur acheter une glace et de les attendre avec eux avant de les ramener à l'accueil du magasin pour que quelqu'un vienne les chercher. Mais je pense que leur copine hystérique (les soldes augmentent la production de testostérone chez la femme c'est sûr moi j'ai des poils longs et noirs sur tout le corps en tout cas) deviendrait violente avec moi et viendrait me crever les yeux avec des cintres.
Ce qui est drôle aussi c'est de voir ce que l'hystérie due au rabais peut avoir comme effet. Des filles plutôt bien fringuées se retrouvent à essayer avec un enthousiasme dément des fringues trop trop moches sous prétexte de pourcentage réductif. Oui ce sont à ces filles que j'ai envie d'hurler "CE TRUC T'INVENTE UN BOURRELET TU CROIS PAS QUE TU EN AS DEJA ASSEZ ?" Oups hihi.
Par contre ce qui moi m'angoisse très personnellement avec les soldes ce sont les pourcentages. Pendant dix minutes je dois rester immobile dans un rayon avec les yeux fermés en me bouchant les oreilles pour essayer de calculer dans ma tête ce que ça donne -20% sur 100 euros. Ensuite je calcule en termes de grammes de coke et je vois si ça vaut le coup. Autant dire que je me retrouve à demander si quelqu'un a un coke-convertisseur, à faire des graphiques sur les murs et à appeler mon dealer en plein magasin pour checker le cours de la coke et je me fais donc jeter assez rapidement par les vendeuses coincées.
En fait les soldes, c'est pas si bien que ça, c'est même la détresse du monde plutôt que son salut. Et je parle même pas de la société consommation. Restez chez vous, comme ça en plus vous n'attraperez pas le cancer! bisous
dimanche 9 janvier 2011
Soyons LOL, n'ayons l'air de rien.
Mon ordinateur est enfin revenu de son long périple, il est tout beau tout propre il sent bon.
Ils m'ont même enlevé les petits bouts de nourriture coincés entre les touches du clavier.
Trop choupi les mecs, merci encore bisous.
Durant son absence j'ai lu de la poésie, été courir sous la neige, dormi 9 heures par nuit, bouffé des oméga 3 trois fois par jour, trouvé un sens tangible à ma vie, nettoyé mon sanibroyeur, écouté mes voisins baiser quand mon ipod était déchargé ; bref, je me suis ouverte au monde et j'ai commencé à devenir quelqu'un, ce qui n'est pas le but dans la vie.
C'est donc avec un certain soulagement que je tape de mes doigts gras sur mon clavier neuf cette note qui marque le retour au chaos si LOL de ma vie et la fin du début de ma thèse sur les statistiques pivotales qui ne verra jamais le jour.
Tant pis pour l'avancée de la recherche mathématique fondamentale de toute façon c'est trop mal payé tout ça, le LOL ça rapporte plus - coolitude, vide arrangeant, blagues qui meublent et qui esquivent les sujets importants...
Mais la LOLattitude c'est de se dire que rien n'est important, que life is a joke comme le disent les adolescents branchés de cette pub qui portent de manière LOL des fringues dont la seule joke est le prix.
La "mauvaise" nouvelle c'est qu'on est tous un peu envahis par le LOL (oui bon ok mimime encore dix fois plus que les autres) peut être encore plus aujourd'hui qu'avant parce qu'on devient de moins en moins adulte, ou du moins différemment.
A 35 ans, ils sont encore beaucoup à loler presque comme à leurs 20 ans au social et à se poser les mêmes questions qu'à leurs 20 ans ("je deviens peintre ou comptable ?") - cf le nombre impressionant de films français dédiés à la cause de la crise de la trentaine du bobo parisien avec problème d'égo, passion dévorante, enfants en bas âges et relation de couple problématique mais jamais irréversible.
La bonne nouvelle c'est que cette pub n'est qu'une pub. J'aime bien imaginer comment les pubs se font en ce moment, sur le moment je veux dire, avec la mannequin de pub de parfum qui se roule dans les draps et se met les doigts dans la bouche en pleine lumière dans un studio pendant qu'on lui dit "sois enfant, sois femme, sois sensuelle, joue, domine, soumet toi, ferme les yeux, sois cambrée, sois déterminée, regarde l'objectif, par la fenêtre...".
De même, les pauvres mannequins de cette pub ne devaient pas être dans une attitude très LOL sur le coup. Vous imaginez, un chieur de photographe qui vous balance des injonctions du type
"sois jeune, sois fraiche, sois désinvolte, joue avec le vêtement"
"oui mais j'ai un peu peur de déchirer le cashmere si je lève le bras là et comme il vaut environ 2 SMIC..."
"J'AI DIT SOIS LOL ICI C'EST L'ECLATE TU VOIS SOIS LOL SOIS LOL SOIS LOL"
Moi ça me plomberait pas mal ma lolitude tout ça. Je serai jamais mannequin même amateur (c'est ça le vrai LOL, après elles bouffent plus assez pour avoir les vitamines qui font loler), dommage je pensais que c'était LOL comme métier. Excusez moi je vais chercher une autre lolprofession qui me permette de loler toute ma vie comme une ouf, bisou-poke lol
Ils m'ont même enlevé les petits bouts de nourriture coincés entre les touches du clavier.
Trop choupi les mecs, merci encore bisous.
Durant son absence j'ai lu de la poésie, été courir sous la neige, dormi 9 heures par nuit, bouffé des oméga 3 trois fois par jour, trouvé un sens tangible à ma vie, nettoyé mon sanibroyeur, écouté mes voisins baiser quand mon ipod était déchargé ; bref, je me suis ouverte au monde et j'ai commencé à devenir quelqu'un, ce qui n'est pas le but dans la vie.
C'est donc avec un certain soulagement que je tape de mes doigts gras sur mon clavier neuf cette note qui marque le retour au chaos si LOL de ma vie et la fin du début de ma thèse sur les statistiques pivotales qui ne verra jamais le jour.
Tant pis pour l'avancée de la recherche mathématique fondamentale de toute façon c'est trop mal payé tout ça, le LOL ça rapporte plus - coolitude, vide arrangeant, blagues qui meublent et qui esquivent les sujets importants...
Mais la LOLattitude c'est de se dire que rien n'est important, que life is a joke comme le disent les adolescents branchés de cette pub qui portent de manière LOL des fringues dont la seule joke est le prix.
La "mauvaise" nouvelle c'est qu'on est tous un peu envahis par le LOL (oui bon ok mimime encore dix fois plus que les autres) peut être encore plus aujourd'hui qu'avant parce qu'on devient de moins en moins adulte, ou du moins différemment.
A 35 ans, ils sont encore beaucoup à loler presque comme à leurs 20 ans au social et à se poser les mêmes questions qu'à leurs 20 ans ("je deviens peintre ou comptable ?") - cf le nombre impressionant de films français dédiés à la cause de la crise de la trentaine du bobo parisien avec problème d'égo, passion dévorante, enfants en bas âges et relation de couple problématique mais jamais irréversible.
La bonne nouvelle c'est que cette pub n'est qu'une pub. J'aime bien imaginer comment les pubs se font en ce moment, sur le moment je veux dire, avec la mannequin de pub de parfum qui se roule dans les draps et se met les doigts dans la bouche en pleine lumière dans un studio pendant qu'on lui dit "sois enfant, sois femme, sois sensuelle, joue, domine, soumet toi, ferme les yeux, sois cambrée, sois déterminée, regarde l'objectif, par la fenêtre...".
De même, les pauvres mannequins de cette pub ne devaient pas être dans une attitude très LOL sur le coup. Vous imaginez, un chieur de photographe qui vous balance des injonctions du type
"sois jeune, sois fraiche, sois désinvolte, joue avec le vêtement"
"oui mais j'ai un peu peur de déchirer le cashmere si je lève le bras là et comme il vaut environ 2 SMIC..."
"J'AI DIT SOIS LOL ICI C'EST L'ECLATE TU VOIS SOIS LOL SOIS LOL SOIS LOL"
Moi ça me plomberait pas mal ma lolitude tout ça. Je serai jamais mannequin même amateur (c'est ça le vrai LOL, après elles bouffent plus assez pour avoir les vitamines qui font loler), dommage je pensais que c'était LOL comme métier. Excusez moi je vais chercher une autre lolprofession qui me permette de loler toute ma vie comme une ouf, bisou-poke lol
lundi 3 janvier 2011
On verra bien
Tout d'abord, je tiens à vous souhaiter une joyeuse année remplie de makis et d'orgasmes (les premiers étant condition nécessaire des seconds). Oui j'ai un petit manque niveau bouffe de bridé là tout de suite.
Bon. On m'a gentiment fait remarquer qu'il y avait toujours un mec nu qui trainait dans mes articles et qu'il fallait que j'arrête de parler de cul et d'alcool comme si je venais de découvrir la vie. Il faut que je la joues blasée, tu vois, genre mon quotidien c'est de sniffer de la coke sur les seins de putes de luxe mais j'en fais pas toute une histoire. Oups je repars dans la mauvaise direction.
Alors on va causer réveillon, nouvelle année, janvier. Janvier. Janvier est un mois où on commence à s'enfoncer dans l'hiver sévèrement, presque autant que dans ses propres bourrelets. Janvier c'est comme trente et un jour de gueule de bois ininterrompue, c'est un ciel perpétuellement blanc et vide, ce sont des résolutions incompatibles avec tout ce qui nous entoure : les amis qui fument, les plats toujours trop riches au resto, les pintes à deux euros juste à côté, la piscine qui est au contraire encore loin, toujours tellement trop loin, et surtout le froid qui nous donne la flemme de faire quoique ce soit de notre vie.
Autant dire qu'on repart du mauvais pied. Oui, mais.
La nuit du 31, étalée en piteux état de tout mon long sur un canapé, je me suis demandé pourquoi on faisait tout un plat du 31, en dehors du côté pression sociale. On est d'accord, le réveillon c'est l'occasion de foirer une soirée, de s'engueuler avec ses potes, et de se détester le lendemain matin pour n'avoir fait de sa vie qu'un brouillard de fumée et de vapeurs alcoolisées.
Mais à ma grande surprise j'ai découvert des arguments pro-la nouvelle année c'est important. En effet, ce n'est pas tous les jours que l'espèce de flot indistinct que constitue le temps nous donne l'occasion de tourner la page. Tourner la page, c'est à dire, ne prendre que le meilleur de 2010, et fuck le reste. Le reste c'était avant, l'an dernier, à savoir dans des temps immémoriaux. C'est aussi l'occasion de mettre des choses derrière soi : les échecs, les gens qu'on n'aime plus, les hontes ; toutes ces petites plaies pas cicatrisées qui nous font souffrir sans qu'on s'en rende compte, qui entretiennent le dénigrement de soi, qui alimentent la petite phrase qu'on se répète avec un certain masochisme lorsque la répétition des jours nous accable : "ah, c'est bien toi, ça."
Peut-être que la nouvelle année, ce peut être une occasion (parmi tant d'autres) de se pardonner un peu de de se laisser d'autres chances. Illusion, certes. Mais illusion féconde je pense. On verra, hein ?
C'est en gros ce que j'ai raconté la nuit du 31 avec deux grammes d'alcool dans le sang à un anglais cocaïnomane. J'aurai essayé.
Bon. On m'a gentiment fait remarquer qu'il y avait toujours un mec nu qui trainait dans mes articles et qu'il fallait que j'arrête de parler de cul et d'alcool comme si je venais de découvrir la vie. Il faut que je la joues blasée, tu vois, genre mon quotidien c'est de sniffer de la coke sur les seins de putes de luxe mais j'en fais pas toute une histoire. Oups je repars dans la mauvaise direction.
Alors on va causer réveillon, nouvelle année, janvier. Janvier. Janvier est un mois où on commence à s'enfoncer dans l'hiver sévèrement, presque autant que dans ses propres bourrelets. Janvier c'est comme trente et un jour de gueule de bois ininterrompue, c'est un ciel perpétuellement blanc et vide, ce sont des résolutions incompatibles avec tout ce qui nous entoure : les amis qui fument, les plats toujours trop riches au resto, les pintes à deux euros juste à côté, la piscine qui est au contraire encore loin, toujours tellement trop loin, et surtout le froid qui nous donne la flemme de faire quoique ce soit de notre vie.
Autant dire qu'on repart du mauvais pied. Oui, mais.
La nuit du 31, étalée en piteux état de tout mon long sur un canapé, je me suis demandé pourquoi on faisait tout un plat du 31, en dehors du côté pression sociale. On est d'accord, le réveillon c'est l'occasion de foirer une soirée, de s'engueuler avec ses potes, et de se détester le lendemain matin pour n'avoir fait de sa vie qu'un brouillard de fumée et de vapeurs alcoolisées.
Mais à ma grande surprise j'ai découvert des arguments pro-la nouvelle année c'est important. En effet, ce n'est pas tous les jours que l'espèce de flot indistinct que constitue le temps nous donne l'occasion de tourner la page. Tourner la page, c'est à dire, ne prendre que le meilleur de 2010, et fuck le reste. Le reste c'était avant, l'an dernier, à savoir dans des temps immémoriaux. C'est aussi l'occasion de mettre des choses derrière soi : les échecs, les gens qu'on n'aime plus, les hontes ; toutes ces petites plaies pas cicatrisées qui nous font souffrir sans qu'on s'en rende compte, qui entretiennent le dénigrement de soi, qui alimentent la petite phrase qu'on se répète avec un certain masochisme lorsque la répétition des jours nous accable : "ah, c'est bien toi, ça."
Peut-être que la nouvelle année, ce peut être une occasion (parmi tant d'autres) de se pardonner un peu de de se laisser d'autres chances. Illusion, certes. Mais illusion féconde je pense. On verra, hein ?
C'est en gros ce que j'ai raconté la nuit du 31 avec deux grammes d'alcool dans le sang à un anglais cocaïnomane. J'aurai essayé.
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