En ce moment, le truc bien à Paris, c'est la lumière : elle est revenue depuis quelques semaines. Elle décline doucement sur les bancs en fin d'après-midi. L'air s'adoucit et le bitume dégage cette odeur étrange. Ce retour de la douceur me donne juste envie de m'assoir, de fumer, et de penser au mois de mai qui va forcément arriver un jour ou l'autre. Parce qu'il ne faut pas faire comme si on était déjà en mai, sinon on chope le cancer. Comme dirait ma mère. Et toutes les concierges du monde. T'as traité ma mère de concierge là ?
Mai. Première impression :
Plus de déjeuners dans les parcs, plus de terrasses inondées de soleil, plus de rencontres et d'envies d'ailleurs. En short et en sandales, la vie est tellement plus simple. Du moins, s'habiller est plus simple. Se déshabiller aussi. C'est déjà ça de pris. Je ne suis pas en train de conseiller aux éventuels lecteurs mâles de mettre des sandales, sinon ils ne se déshabilleront pas très souvent. C'était pour la forme. Ferme cette fenêtre Sarenza avant que je ne débarque chez toi.
Mai. Ce qu'on ne dit pas :
Les piscines qui ne désemplissent pas parce qu'il faut que tout disparaisse, vite. Tout, c'est la graisse tellement accrochée aux cuisses qu'on agresse régulièrement sa mère au sujet du patrimoine génétique transmis qui est, de toute évidence, déficient.
Les connards et connasses (c'est un sport national) qui comparent sans cesse leur bronzage au tien. On n'est plus dans les années 80 les mecs, perso je n'ai pas la moindre envie de ressembler à une paysanne. Ni de renoncer à mon écran total 40. Mais non j'attrape jamais de coup de soleil moi t'es fou
Les moustiques qui te bouffent toutes les nuits à tel point que tu es refusé au don du sang. Du coup tu aimerais bien te balader en combinaison d'apiculteur, mais ce n'est pas possible, rapport au soleil et aux normes sociales qui t'obligent à montrer tes mollets. Donc tu te fais piquer. Donc tu finis transfusé.
En mai, tu seras pâle/rouge, gros(se), et bouffé(e) par les moustiques. T'es sûre que tu veux l'enlever ce col roulé ? Hein hein hein ? Il ne t'arrange pas un peu au fond ?
Oui mais les après midi à rien faire d'autre que regarder les autres gens travailler, oui mais les cigarettes au soleil après le déjeuner... oui mais les agréables nausées dès que le sexe opposé nous contemple, oui, lui là bas, l'intello chiant du quartier latin que la lumière arrange très bien, tout simplement parce qu'on n'y voit rien à cause du soleil et des hormones. Et c'est très bien comme ça. Allez d'accord, moi aussi je l'aime bien, cette lumière...
vendredi 25 février 2011
lundi 14 février 2011
Suce ma **** pour la Saint Valentin :)
J'aimerais bien écrire un article trop cool pour la saint valentin, mais malheureusement je pense qu'on ne peut rien écrire là dessus sans sombrer dans de malheureux clichés. Et moi bon voilà je pense que je vaux mieux que ça quoi. Hihi.
Et puis au fond on peut en dire ce qu'on veut, le fait est que ça reste une bonne occasion de boire une bouteille de vin rouge et de baiser tels.. tels des gens qui ont bu une bouteille de vin rouge, et prennent amoureusement le risque de se vomir dessus au moment fatidique.
OU d'aller, déguisée en gros coeur avec du mascara qui coule sur les joues, faire la tournée des bars PMU à la recherche d'un flirt discount (profitez-en, les soldes finissent demain !).
OU d'aller au Dépôt où on peut apparemment aller voir des mecs sucer des bites (cf post précédent).
OU d'acheter un sex toy en ligne (dernier jour des soldes !!!!) comme une copine dont je tairai le nom. Son numéro : 06 65 78 (...)
Et ensuite, quand vous raconterez ça à vos amis et qu'ils commenceront à vous regarder avec ce regard qui juge, vous n'aurez qu'à répliquer :
"Mais quoi ? Tu aurais préféré que je mange du tarama à la petite cuillère toute seule devant mon ordinateur en matant Titanic ???? Sais-tu comme je suis sortie détruite de ma précédente relation ? Te souviens-tu quand je me jetais contre sa porte toute la nuit pour qu'il ouvre en vain ??"
Bref il suffira de remuer des souvenirs un peu traumatiques pour leur faire peur; et leur regard plein de compassion et de dégoût ne sera plus qu'appréhension, ce qui est autrement plus agréable pour votre personne.
Ne me remerciez pas, je fais ça pour rendre service ! Aucun rapport avec le titre. Ne me jugez pas.
Et puis au fond on peut en dire ce qu'on veut, le fait est que ça reste une bonne occasion de boire une bouteille de vin rouge et de baiser tels.. tels des gens qui ont bu une bouteille de vin rouge, et prennent amoureusement le risque de se vomir dessus au moment fatidique.
OU d'aller, déguisée en gros coeur avec du mascara qui coule sur les joues, faire la tournée des bars PMU à la recherche d'un flirt discount (profitez-en, les soldes finissent demain !).
OU d'aller au Dépôt où on peut apparemment aller voir des mecs sucer des bites (cf post précédent).
OU d'acheter un sex toy en ligne (dernier jour des soldes !!!!) comme une copine dont je tairai le nom. Son numéro : 06 65 78 (...)
Et ensuite, quand vous raconterez ça à vos amis et qu'ils commenceront à vous regarder avec ce regard qui juge, vous n'aurez qu'à répliquer :
"Mais quoi ? Tu aurais préféré que je mange du tarama à la petite cuillère toute seule devant mon ordinateur en matant Titanic ???? Sais-tu comme je suis sortie détruite de ma précédente relation ? Te souviens-tu quand je me jetais contre sa porte toute la nuit pour qu'il ouvre en vain ??"
Bref il suffira de remuer des souvenirs un peu traumatiques pour leur faire peur; et leur regard plein de compassion et de dégoût ne sera plus qu'appréhension, ce qui est autrement plus agréable pour votre personne.
Ne me remerciez pas, je fais ça pour rendre service ! Aucun rapport avec le titre. Ne me jugez pas.
samedi 5 février 2011
Le fond de l'air est frais.
Le monde est emprunt de seriousness ces temps ci : ça s'immole, ça fait des pipes dans le bus, c'est gay et ça veut faire une grosse teuf en robe blanche. Du coup je suis tout ça, enfin de loin parce que je ne me sens pas très concernée : j'ai peur du feu en allumant une cigarette, je ne fais des pipes que dans les toilettes du Baron sur présentation des revenus du capital et après avoir demandé des conseils à mon papa, en bonne MBCIF (Meuf Bien Comme Il Faut), et le blanc, eh bien pour tout vous dire, ça me grossit.
Mais cette avalanche de seriousness fait que je ne sais plus très bien de quoi vous parler. Je suis comme ça moi, un mec se fout le feu et toute mon inspiration part en fumée. Ne reste l'humour de merde, just for you. Donc, de quoi parler ? Pardon ? Qu'est-ce-que j'entends là-bas ? De la traite des hippocampes ? Ben oui avec plaisir, mais on m'a dit que ça n'intéressait que moi...
Bref, j'attendais que quelque chose de passionnant m'arrive, et ce soir, c'est arrivé. Vous connaissez le dépôt ? Moi non plus. Et pourtant, alors que je me promenais en jupe rue saint denis (au dessus du genou mais je fais monter les enchères sur celui à qui j'offrirai le privilège d'un coït, on est MBCIF ou on ne l'est pas !), un jeune homme fort charmant bien que portant une casquette à l'envers m'a interpellée.
JEUNE HOMME CHARMANT QUOIQUE PORTANT UNE CASQUETTE A L'ENVERS : Salut...
MIMIME MBCIF : Hihi coucou
JHCQPUCAL (c'est une abrévation) : Ca va?.....
MIMIME MCBIF : très bien, le fond de l'air est frais et je suis en pleine ovulation. Et vous ?
JHCQPUCAL : Tu connais le dépôt ?
MIMIME MBCIF : Grave, j'adore emmaus j'ai trouvé une robe kookai à 2 € l'autre jour !!
JHCQPUCAL : J'aurais bien aimé que tu viennes me mater quand je suce des bites !
MIMIME MBCIF : Hihi sorry faut que j'aille nourrir mon chat, on se courriel !!
JHCQPUCAL : ...
Ca m'excitait grave, mais j'avais vraiment des obligations sociales à accomplir. Et plus tard, je l'ai revu dans le bar dans lequel je buvais en bonne compagnie (MBCIF oblige).
Le JHCQUPCAL, quoique je doute de l'ampleur de ses revenus du capital (le kebab tenu par son cousin ne compte pas), était en pleine discussions avec un autre type. Du coup je les matais discrètement, attendant en lâchant quelques rots sonores le moment où il passerait à l'action. Mais non. Il a juste maté la serveuse norvégienne qui savait pas aligner deux mots de français ni me rendre la monnaie de mes douze pintes de bière. TOUS DES BEAUFS, TOUS DES TAPETTES !
Demain nous rédigerons une note à jeûn.
PS : Le mois de janvier est fini, le fond de l'air est frais, la vie recommence à nouveau dans son cycle inexorable.
Mais cette avalanche de seriousness fait que je ne sais plus très bien de quoi vous parler. Je suis comme ça moi, un mec se fout le feu et toute mon inspiration part en fumée. Ne reste l'humour de merde, just for you. Donc, de quoi parler ? Pardon ? Qu'est-ce-que j'entends là-bas ? De la traite des hippocampes ? Ben oui avec plaisir, mais on m'a dit que ça n'intéressait que moi...
Bref, j'attendais que quelque chose de passionnant m'arrive, et ce soir, c'est arrivé. Vous connaissez le dépôt ? Moi non plus. Et pourtant, alors que je me promenais en jupe rue saint denis (au dessus du genou mais je fais monter les enchères sur celui à qui j'offrirai le privilège d'un coït, on est MBCIF ou on ne l'est pas !), un jeune homme fort charmant bien que portant une casquette à l'envers m'a interpellée.
JEUNE HOMME CHARMANT QUOIQUE PORTANT UNE CASQUETTE A L'ENVERS : Salut...
MIMIME MBCIF : Hihi coucou
JHCQPUCAL (c'est une abrévation) : Ca va?.....
MIMIME MCBIF : très bien, le fond de l'air est frais et je suis en pleine ovulation. Et vous ?
JHCQPUCAL : Tu connais le dépôt ?
MIMIME MBCIF : Grave, j'adore emmaus j'ai trouvé une robe kookai à 2 € l'autre jour !!
JHCQPUCAL : J'aurais bien aimé que tu viennes me mater quand je suce des bites !
MIMIME MBCIF : Hihi sorry faut que j'aille nourrir mon chat, on se courriel !!
JHCQPUCAL : ...
Ca m'excitait grave, mais j'avais vraiment des obligations sociales à accomplir. Et plus tard, je l'ai revu dans le bar dans lequel je buvais en bonne compagnie (MBCIF oblige).
Le JHCQUPCAL, quoique je doute de l'ampleur de ses revenus du capital (le kebab tenu par son cousin ne compte pas), était en pleine discussions avec un autre type. Du coup je les matais discrètement, attendant en lâchant quelques rots sonores le moment où il passerait à l'action. Mais non. Il a juste maté la serveuse norvégienne qui savait pas aligner deux mots de français ni me rendre la monnaie de mes douze pintes de bière. TOUS DES BEAUFS, TOUS DES TAPETTES !
Demain nous rédigerons une note à jeûn.
PS : Le mois de janvier est fini, le fond de l'air est frais, la vie recommence à nouveau dans son cycle inexorable.
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