dimanche 28 novembre 2010

Misanthropie hivernale

Il est 2 heures 35 du matin et je me demandais jusqu'à maintenant ce qui clochait chez moi ces derniers temps.
D'abord, j'ai envie de tuer les gens de ma licence lorsqu'ils disent ce qu'ils pensent sur un sujet sur lequel il y a un peu débat. En même temps ça c'est un peu de leur faute je pense. Généralement ça donne : la france au travail/le welfare state à la poubelle (ben oui on speak l'english on est là pour être des économistes A L'INTERNATIONAL/l'argent du contribuable est gaspillé. Donc bon je prends mes airs de sociologue gauchiste susceptible et frustrée (c'est pas très difficile, je suis pas si loin d'en être une) et finalement qu'est ce qu'on s'amuse.

Mais j'ai aussi envie de tuer les gens de manière générale : dans l'amphi, à monop, dans le métro, mes voisins, leurs enfants, mes enfants (oh merde) ma concierge pourtant trop choupi qui me prête des tournevis, ...
Au début quand j'ai vu la neige (qui m'a aussi énervée) je me suis dit AH C'ETAIT DONC CA. Et puis non. Ca a persisté.
Alors après avoir fait trois tests de grossesse, m'être abreuvée de tisanes Nuit Calme, et avoir pris contact avec les témoins de Jeovah, j'avais un peu renoncé vois-tu.
Mais là je crois que je tiens quelque chose : pour éliminer toute cette tension, il faut soit coucher, soit faire du sport. Et finalement, quelle bonne idée, de faire du sport. Au lieu de m'énerver et de fumer et de m'énerver encore plus après. C'est également l'occasion d'avoir un corps de bonnasse cet été (et de coucher, oups). Bref, faire du sport c'est vraiment très tentant. Et chacun sait que le seul moyen de mettre fin à une tentation c'est d'y céder (cf île de la tentation).

Fausse bonne idée : le sport c'est aussi quand même très chiant surtout en novembre, mois où dès que je sors du métro et que ce vent qui vient sûrement tout droit de sibérie m'agresse je lâche malgré moi entre mes dents quelque chose du genre "putain sa mère".
Aller courir en novembre, cela équivaut à avoir un mal de tête type tumeur au cerveau et un mal de gorge type tumeur à la gorge en rentrant. Bref on ne se sent pas en forme, on a juste l'impression d'avoir chopé un CANCER GENERALISE.
Aller à la piscine en novembre, d'une c'est contre-nature (le froid, l'eau froide, la douche froide, le vent froid dans les cheveux mouillés).. et de deux c'est chiant, et pas qu'en novembre d'ailleurs. Une longueur, deux longueurs, et finalement ça parait tellement long qu'en sortant de là tout fripé on a l'impression que beaucoup de temps est passé et qu'on est déjà vieux. Pour éviter cela, faites comme moi : faites vous heurter volontairement par cette grosse brute qui nage le crawl, et rentrez chez vous en vous tenant le ventre (rapport à l'hémorragie interne) et en disant à qui veut l'entendre qu'il y avait un monde fou.
Et puis concernant les autres sports il faut être plusieurs ou payer cher ou être souple, et donc ça devient pas évident pour la fille raide seule et fauchée que je suis.

Je vais me contenter d'essayer de passer Noël sans casier judiciaire et d'écrire des bonnes résolutions en 2011. En attendant, rendez-vous service, évitez-moi.

vendredi 26 novembre 2010

ROARING TWENTIES

J’ai toujours un peu de mal à comprendre les gens qui voudraient revenir à leurs vingt ans. Enfin si je les comprends, parce qu’on vit dans une société où on préfère cacher les morts dans des mouroirs et il faut dire que les vieux vont commencer à nous faire chier avec leurs millions de retraites. Enfin tout ça c'est politique.
Et puis c’est toujours sympa de pouvoir se dire qu’on a la vie devant soi, même si ce n’est pas vraiment vrai, puisqu’on ne sait jamais combien de temps on a devant soi au juste et qu’il faudrait vivre dans le présent même si personne n’y arrive. Ca se voit que j'ai fait une khâgne là non ?
Mais le truc surtout, c’Est-ce que j’ai l’impression que les vieux s’imaginent leurs vingt ans comme une perpétuelle cuite sans gueule de bois dont-ils paieraient les frais maintenant seulement (frustrations professionnelles pour cause de glandage intensif, frustration affective pour cause d’instabilité chronique, ou dans les pires cas maladies cardio-vasculaires/gastriques pour cause de je vous laisse imaginer).


Alors qu’en fait avoir vingt ans je trouve ça sympa (en partie par conformisme d’ailleurs) mais aussi profondément insécurisant. C’est vrai quoi, on en parle jamais de cette envie d’appeler sa maman un lendemain de cuite quand on est en proie à une crise existentielle post-vomi à base de qu’Est-ce que je fais de moi et de ma vie. On ne parle jamais non plus de cette envie de rentrer à la maison histoire de dormir dans des draps propres, de manger des brocolis et d’avoir de bonnes notes à l’école lorsqu’on rentre dans sa chambre de bonne pour travailler un truc qui paraît absurde (surtout après une cuite d’ailleurs). On ne parle jamais non plus du sens vertigineux des possibles qu’on a à cet âge là (j'ai lu ça dans courrier inter hein c'est pas de moi) et qui se résume à « je pourrais tout faire tout peut m’arriver je ne fais rien pourtant oh mon dieu rien ne va m’arriver c’est terrible il faut que j’aille sur facebook ». Dites moi si vous avez l’impression que je parle de moi à la troisième personne hein mais je pense pas. On ne parle pas non plus assez de la solitude de la jeune fille de vingt ans face à la fuite de son sanibroyeur qui menace ses chaussures toutes neuves style Louis XIV à talons adaptées aux couloirs de la sœurbonne pendant qu’elle déroule fébrilement son dernier rouleau de Sopalin (ben ouai, pas encore de serpillère). Ok là c’était moi à la 3ème personne. Et c’est une solitude que je vous souhaite de ne jamais connaître.

C’est marrant depuis quelques temps je me dis que ça ne doit pas être si mal d’être vieux parce qu’au moins on n’attend plus rien de toi... donc si tu es suffisamment en forme pour en profiter, ça peut être assez génial, surtout qu’avec la réforme des retraites, si j’ai bien compris en quoi ça consistait, on va tous être milliardaires. Hein ?
Et face au sani, tu as logiquement des années d’expérience - ou tu peux prétexter un mal de dos pour que tes enfants ingrats viennent te le réparer - voire te faire payer la réparation (rapport aux retraites).

Bref vivons vieux et en forme, et pour cela, soyons jeunes comme si on était vieux. Ou alors on trouve un équilibre...
Genre bridge-vodka, dîner en ville-amnésia, MDMA-aquagym. Oh putain je tiens un truc. Je vais envoyer un mail à courrier inter.

POURQUOI

Pourquoi pourquoi pourquoi MAIS PUTAIN POURQUOI un blog? Chut pardon trop de café.

Parce que je garde des souvenirs attendris de mes premiers SKY* où j'aimais à écrire durant des heures de longues et profondes réfléxions sur mon avenir ou, plus rarement, sur le prix des carottes. Parce que je passe de toute façon trop de temps sur internet et qu'il sera bon d'en faire quelque chose de vaguement productif. Parce que j'ai peur de ne plus savoir faire de phrases sujet+verbe+complément avec tous ces exercices de macroéconomie. Parce que j'avais fini mes mini muffins bonne maman et qu'il fallait bien trouver quelque chose d'autre à faire que travailler. Parce que facebook c'est un bon partenaire de procrastination, mais au bout d'un moment ça ne suffit plus. Si si. Vous verrez.

En vrai (quoique tout ce que j'ai dit jusque là est tristement vrai), le concept c'est qu'il n'y en a pas, d'ailleurs c'est "le journal de ce qui me concerne, ou pas" donc à partir de là c'est assez ouvert. Il n'y a pas de thème genre tatouage ou curling ou maladies du chat. C'est pas non plus introspection merci bien, je trouve ça trop indécent et inutile et puis bon ce n'est pas tout le monde qui a le droit de se promener en moi. Oh putain ça commence bien.

Bon sur ce je vais sauver le monde de la crise financière tout en vous enculant tous.

PS : Je sais que le titre fait intello péteux sentencieux mais bon, manque d'inspiration et hébergeurs surchargés, toi même tu sais comment c'est.