Dernièrement, je suis allée à un vernissage. Dans le Marais.
Essayons de mieux tourner la phrase, de sorte à mettre en valeur ce qui doit l'être
J'étais invitée au vernissage d'une artiste méconnue du grand public ou même du public parisien, mais très appréciée des dandys norvégiens et des geeks congolais(vous ne saviez pas ? les geeks reviennent à la mode. J'ai lu ça dans Courrier inter, hihi) dans une petite galerie d'art du Marais.
Ses influences ? Non mais c'est plus très sexy d'analyser des tableaux en comparant. Je pense que pour pleinement ressentir les oeuvres il faut les découvrir lorsque la nuit tombe, dans une tenue vaporeuse, et discuter avec elles à voix basse.
Quelques heures après le vernissage (qui a duré 20 minutes, le temps de faire de la psycho de comptoir sur le rapport de l'artiste à sa propre féminité à travers la métaphore du torrent, de sourire lèvres bien fermées à tout le monde et de ne les ouvrir que pour boire les alcools gratuits escomptés), je me suis retrouvée dans un resto alentour à faire semblant de parler diverses langues étrangères avec des gens que je connaissais à peine. Un peu comme quand j'avais trois ans et que je m'adressais à mes parents en anglais. Sauf que eux n'étaient pas dupes; et moi je n'étais pas saoule.
C'est là qu'intervient la problématique de la troisième bouteille. Parce que j'ai beau remonter le fil de la soirée, j'ignore quand et par qui elle a été commandée.
Première bouteille. C'est drôle les premiers verres avec les inconnus : il s'agit de les cerner tout en communiquant avec eux pour ne pas avoir l'air trop suspect. Sinon, ils croient rapidement qu'on en train de les imaginer dans des positions obscènes, ou qu'on prépare incognito un ouvrage psychanalytique à leur sujet, ou encore qu'on est sous acide et qu'on ne les voit pas vraiment. Alors on se contente de penser qu'ils ont forcément couché ensemble, qu'elle est mal habillée, qu'il a un problème avec la taille de son pénis. On écoute aussi, parce que ça parle politique actualités ils sont au taquet mais comme c'est souvent chiant et déprimant ce genre de choses, on boit beaucoup, pour oublier.
Deuxième bouteille. On se demande subitement combien coûte la bouteille, ah quarante euros non je t'assure aucun problème hum tu pourrais juste euh me resservir NON MAIS REMPLIS MON VERRE JE VEUX DIRE. Ok merciii. Le vin est cher, le moment est précieux, l'ambiance se détend ; mais peu à peu, la diarrhée verbale brainless prend le dessus sur la conversation construite : DSK c'est quand même un gros nymphomane mais un homme de pouvoir tu vois moi ça m'excite, tu viens d'où ah Bordeaux moi aussi j'adore la montagne, franchement mon sanibroyeur quand il marchait plus c'était vraiment dur.
Avec la troisième bouteille arrive un dessert qu'on ne se souvient pas avoir commandé. On songe à s'adresser au serveur pour se plaindre, mais pour une raison obscure, on ne peut plus parler qu'italien, une langue qu'on ne se souvient pas avoir jamais apprise. Et comme tout le monde a l'air de trouver ça normal, pour l'italien et la part de tarte, on se dit qu'il ne sert à rien de forcer le destin et on mâche indifféremment cette part de tarte probablement délicieuse dont on n'identifie ni le goût, ni la texture, ni le plaisir que l'on prend à la manger.
Après la troisième bouteille se pose la question du dernier métro, et mécaniquement, celle de l'addition. Qui dit addition dit calcul, division, multiplication, dérivées logarithmiques. Et pendant que les autres tracent des fonctions sur les serviettes en papier pour déterminer si on pourra encore manger cette semaine, on a juste envie de rentrer chez soi et de mettre la tête dans l'évier. Du coup on retourne ses poches et on met tout sur la table histoire d'en finir, tant pis pour Noël, tant pis pour papa maman les frères les soeurs, de toute façon il ne me connaissent plus, ils ne me comprennent pas, j'ai vraiment super envie de mettre la tête dans l'évier là.
Finalement, en tombant dans un couloir de métro, on retrouve un peu le sens des réalités et une certaine sensibilité au niveau du visage. Dans le métro, on se demande si les gens savent à quel point on est saoul. Et si oui, comment ? Est-ce le regard vitreux, la posture incertaine, le fait qu'on appelle tout son répertoire pour chuchoter des obscénités ou faire des déclarations ensanglotées ? (Non, ce mot n'existe pas, mais il devrait, hein ?).
On rentre, et comme prévu on met la tête dans l'évier, ah ça va mieux, on s'endort sans se souvenir s'être couché et on se réveille aux côtés d'un inconnu endormi nu nos couvertures. Il se réveille, s'étire, et s'adresse à nous très naturellement dans une langue dont on peine à croire l'existence. Et là vraiment, on a besoin de savoir, pour la troisième bouteille.
alcoolique !!!
RépondreSupprimerhttp://www.alcoolinfoservice.fr/alcoometre/definir/identification.php tiens fais le test il vaut mieux prévenir que vomir. (ahaha)
Comme j'en ai marre de poster des commentaires anonymes, je vais te donner des indices mymyme :
"Votre score est de 15 : il est possible que vous soyez dépendant de l'alcool." Ca c'est le résultat de mon test.
Autre indice :
" Le test a mis en évidence certains comportements qui doivent vous faire réfléchir :
Une consommation d'alcool matinale
Moins d'une fois par mois, vous devez boire de l’alcool dès le matin pour vous remettre en forme.
Comme l’alcool n’est pas un produit nécessaire au fonctionnement de notre organisme, notre corps doit s’habituer à la présence d’alcool, pour fonctionner « normalement » ; c’est ce qu’on appelle l’accoutumance. Au fil du temps, en cas de consommation excessive répétée, notre organisme s’habitue à l’alcool et ne peut plus fonctionner sans lui, d’où le besoin de prise d’alcool dès le matin.
Le produit alcool est devenu indispensable, c’est un signe manifeste de dépendance." LOL
Le test a mis en évidence certains comportements qui doivent vous faire réfléchir :
RépondreSupprimerDes consommations ponctuelles excessives
Un impact sur vos activités
Des pertes de mémoire
@ Anonyme et et moi qui suis-je : ENOUGH c'est pas un repère d'alcooliques ici ! (ok j'ai peur de faire le test)
RépondreSupprimermais alors t'as trouvé qui je suis ou pas ? indice: j'aime les makis
RépondreSupprimerJ'ai pareil que POE et mon score c'est seulement 7 !! Anonyme tu fais vraiment fort
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